La Bourse de Paris perd du terrain pénalisée par la chute de BNP Paribas
La Bourse de Paris souffrait encore à la mi-journée (-0,64%) de la chute de BNP Paribas, menacée d'une amende record, dans une séance où les investisseurs restent prudents avant les prochaines annonces de la BCE.
A 12H10 (10H10 GMT), l'indice CAC 40 perdait 29,07 points à 4.501,44 points, dans un volume d'échanges de 1,1 milliard d'euros. La veille, il avait fait du surplace (-0,02%), comme lors de la séance précédente.
Le marché parisien a ouvert en nette baisse, pénalisé par le décrochage de BNP Paribas, menacée d'une sanction sévère aux Etats-Unis. De nombreux investisseurs font le pont de l'Ascension et les échanges restent peu fournis.
"Volumes réduits, attentisme à l?approche de la réunion de la BCE du 5 juin prochain, voici le terrain de jeu qui s'offre aux investisseurs ce vendredi. Il n?est donc guère surprenant que l'indice CAC 40 ait chuté à l'ouverture à cause de BNP Paribas", explique Christopher Dembik, un analyste de Saxo Banque.
"Au-delà de cet épisode, la tendance reste néanmoins largement favorable à la hausse sur le moyen terme. Les chiffres de l'inflation pour l'Italie et l'Espagne confirment l'hypothèse d'une révision à la baisse des perspectives d'inflation pour 2014 par la BCE la semaine prochaine, ouvrant la voie à de nouvelles mesures de soutien à l'économie", ajoute-t-il.
L'inflation a de nouveau ralenti en Italie au mois de mai par rapport au mois précédent. Celle de l'Espagne est également restée faible.
"Tout tourne autour de la BCE en ce moment et cela devrait probablement nourrir la prudence des investisseurs, juste au cas où son plan de soutien s'avère moins agressif que ce que le marché anticipe", estime Stan Shamu, analyste chez IG.
Dans ce contexte, les autres indicateurs du jour passent au second rang.
En Allemagne, les ventes de détail ont diminué de manière plus forte que prévu en avril.
Dans l'après-midi, le marché suivra les dépenses et revenus des ménages américains en avril, l'activité économique de la région de Chicago et confiance des consommateurs pour le mois de mai outre-Atlantique.
Parmi les valeurs, BNP Paribas (-5,03% à 50 euros) restait lanterne rouge du CAC 40 et accentuait la prudence l'indice par rapport aux autres marchés européens. La banque est menacée d'une amende record (plus de 10 milliards de dollars, selon le Wall Sreet Journal) et d'un retrait de sa licence bancaire aux Etats-Unis, où elle est accusée d'avoir contourné l'embargo contre Cuba, l'Iran et le Soudan.
La chute d'EDF (-3,72% à 25,61 euros) pesait aussi sur le CAC. La banque suisse UBS a annoncé qu'elle était "plus prudente" sur le titre, à cause de l'exposition de l'énergéticien au marché de gros à partir de 2016.
Le secteur bancaire en général était aussi pénalisé par la dégradation par Moody's de la perspective de la note à négative sur 82 banques européennes. Société Générale perdait ainsi 2,33% à 42,2 euros, Natixis 1,02% à 4,94 euros et Crédit Agricole 1,21% à 11,4 euros.
Enfin, GDF Suez prenait 0,15% à 20,41 euros, après avoir annoncé l'acquisition de la société américaine Ecova, spécialisée dans l'efficacité énergétique en Amérique du Nord, pour un montant de 335 millions de dollars.
Euronext (CAC 40)