La Bourse de Paris limite ses pertes après Wall Street (-0,34%)
La Bourse de Paris se maintenait dans le rouge mercredi après-midi mais limitait toutefois ses pertes (-0,34%), après une ouverture en petite hausse de Wall Street, le marché gardant les yeux rivés sur les cours du pétrole.
A 16H00 (14H00 GMT), l'indice CAC 40 cédait 18,17 points à 5.275,48 points dans un volume d'échanges de 2 milliards d'euros. La veille, il avait fini en recul de 0,32%.
La cote parisienne, qui a ouvert en baisse, a creusé ses pertes dans la matinée avant de redresser quelque peu la barre dans l'après-midi, le repli des cours du brut et les premiers déboires politiques du nouveau président français continuant néanmoins à peser sur l'indice.
"La tendance (baissière) du jour est bien évidemment à mettre sur le compte de la baisse du prix du baril de pétrole qui complique de plus en plus la donne aux banquiers centraux", en raison notamment de l'impact des prix de l'énergie sur l'inflation, ont observé les analystes de Mirabaud Securities Genève.
Le recul des anticipations d'inflation affectait particulièrement le secteur bancaire, faisant craindre une normalisation monétaire moins rapide que prévu.
"La baisse du jour est aussi à mettre sur le compte de l'effondrement du château de cartes politique qui est en train de se dérouler en France" avec la démission de quatre ministres de premier plan du gouvernement, ont poursuivi les experts de Mirabaud Securities Genève.
Nouveau rebondissement mercredi matin: le ministre François Bayrou et Marielle de Sarnez, piliers du MoDem, ont annoncé qu'ils quittaient le gouvernement, après Richard Ferrand lundi et Sylvie Goulard mardi.
"La position du MoDem au gouvernement devenait problématique pour Emmanuel Macron, qui opte pour une crise intense (mais rapide en principe), plutôt que le poison lent du doute, qui avait plombé durablement François Hollande", ont commenté pour leur part les stratégistes du courtier Aurel BGC.
Dans ce contexte, les stocks hebdomadaires de pétrole aux Etats-Unis, dévoilés dans l'après-midi, seront particulièrement scrutés par les investisseurs.
"Cette séance pourrait être assez sportive jusqu'à la clôture, en particulier si les stocks de pétrole aux Etats-Unis sont publiés loin des attentes", ont ainsi estimé les stratégistes de Aurel BGC.
Toujours côté chiffres, les reventes de logement outre-Atlantique ont augmenté en mai, à la surprise des analystes.
- Les bancaires souffrent -
Sur le front des valeurs, la foncière Eurosic décollait (+23,83% à 50,71 euros pour s'aligner sur le prix de rachat proposé par son concurrent Gecina (-0,07% à 136,85 euros) afin de former le quatrième acteur du secteur en Europe.
Le secteur de la banque et de l'assurance accusait en revanche le coup, CNP Assurances lâchant 1,81% à 19,85 euros. Une tendance suivie par Société Générale (-0,77% à 46,49 euros), Axa (-0,99% à 24,03 euros), Natixis (-0,83% à 5,87 euros), Crédit agricole (-0,47% à 13,88 euros) et enfin BNP Paribas (-0,56% à 62,20 euros).
Le secteur pétrolier et parapétrolier évoluait en ordre dispersé, Total cédant 0,43% à 44,37 euros tandis que Vallourec gagnait 0,79% à 5,25 euros, TechnipFMC repassant aussi dans le vert (+0,19% à 23,98 euros).
Sodexo était pénalisé (-2,03% à 118,05 euros) par un début de suivi à "réduire" par HSBC.
Eiffage gagnait à l'inverse 1,24% à 84,95 euros, profitant d'un relèvement de sa recommandation à "acheter" contre "neutre" auparavant par Goldman Sachs.
Europcar cédait 1,41% à 12,23 euros alors que le loueur de véhicules a levé 175 millions d'euros à l'issue de son augmentation de capital lancée mardi et souscrite en partie par Eurazeo (+0,09% à 65,86 euros), dont la participation au capital recule sous le seuil des 40%.
CAC 40 (Euronext)