La Bourse de Paris débute dans le rouge, prudente face aux incertitudes sur la Grèce
La Bourse de Paris a débuté en léger recul mardi (-0,36%), les investisseurs regardant de nouveau avec circonspection du côté de la Grèce, après les signes d'impatience manifestés par la zone euro à l'égard du pays.
A 09H24 (08H24 GMT), l'indice CAC 40 perdait 17,59 points à 4.919,61 points. La veille, il avait fini en baisse de 0,55%.
"Les marchés marquent une pause en attendant de nouveaux catalyseurs" et "faute d'indicateurs majeurs, les investisseurs scrutent (...) avec attention l'évolution du dossier grec", ont souligné les analystes de Saxo Banque.
Une nouvelle réunion à Bruxelles des ministres européens des Finances se tient mardi, après celle de l'Eurogroupe la veille, où les partenaires de la Grèce ont exhorté le pays à passer à la vitesse supérieure dans la mise en place de réformes.
La Grèce et ses créanciers, désormais à bout de patience, vont plancher dès mercredi sur les réformes à mener dans le pays, condition sine qua non pour qu'il obtienne l'argent dont il a cruellement besoin pour éviter l'asphyxie.
"Les discussions entre les ministres des Finances de la zone euro concernant le dossier grec n'ont duré que trente minutes. C'est dire l'intérêt qu’a dû susciter la lettre que leur a adressée vendredi le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, dans laquelle il présentait sept réformes qu'Athènes se proposait d'entreprendre", a relevé John Plassard, chez Mirabaud Securities.
La réunion à Bruxelles devrait être aussi l'occasion pour les ministres européens des Finances de débattre de la proposition de la Commission européenne d'accorder un nouveau délai de deux ans à Paris pour revenir sous le seuil de 3% de déficits, en échange d'une trajectoire budgétaire et de réformes structurelles exigeantes.
Du côté des indicateurs, la production de l'ensemble de l'industrie française a continué à augmenter en janvier, confortant les espoirs d'une timide embellie conjoncturelle cette année en France.
L'Italie doit aussi publier sa production industrielle pour le même mois. Avant l'ouverture des places européennes, la Chine a rendu publics ses chiffres d'inflation marquée par une forte accélération en février, à la faveur de facteurs saisonniers liés aux congés du Nouvel an lunaire.
Sur le terrain des valeurs, TF1 perdait 1,58% à 15,85 euros après le crash d'hélicoptère qui a fait dix morts, dont la navigatrice Florence Arthaud et la nageuse Camille Muffat, en Argentine sur le tournage du nouveau jeu d'aventure "Dropped" de la chaîne.
EDF (+2,85% à 22,90 euros) rebondissait après une séance difficile lundi alors que le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a rejeté l'idée d'une fusion entre le groupe et Areva (-0,13% à 9,14 euros), en évoquant toutefois un accroissement des liens "opérationnels et éventuellement capitalistiques" entre les deux sociétés.
Seche Environnement profitait (+3,25% à 27,67 euros) de la progression de ses bénéfices de 13,3% en 2014, en dépit du recul de son activité, grâce à l'amélioration de son efficacité opérationnelle.
Elior reculait pour sa part de 0,46% à 53,90 euros alors que le groupe a multiplié par plus de trois son bénéfice net sur le premier trimestre de son exercice décalé 2014-2015, tout en maintenant ses objectifs annuels.
Alstom refluait légèrement de 0,25% à 29,45 euros. Une cinquantaine de députés de droite, essentiellement UMP, ont dénoncé lundi "une mascarade" avant les auditions des principaux protagonistes de la vente d'Alstom Energie à General Electric, réclamant une commission d'enquête.
Vexim progressait de 3,12% à 12,22 euros grâce à l'annonce de l'obtention du marquage CE permettant la commercialisation en Europe de son système d'injection de ciment orthopédique Masterflow.
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