La Bourse de Paris conserve son cap haussier (+0,98%) après l'emploi américain
La Bourse de Paris maintenait son avance vendredi (+0,98%) dans le sillage d'une ouverture en hausse de Wall Street, continuant à profiter du recul de l'euro après des chiffres de l'emploi américain décevants.
A 15H57 (13H57 GMT), l'indice CAC 40 gagnait 49,73 points à 5.135,32 points, dans un volume d'échanges de 1,6 milliard d'euros. La veille, il avait fini en progression de 0,58%.
La cote parisienne a ouvert en hausse et a progressivement accentué ses gains durant la matinée, les investisseurs profitant du répit offert à l'euro par un regain du dollar, ce dernier n'ayant que très brièvement baissé dans le sillage de chiffres de l'emploi américain décevants.
Les créations d'emplois ont en effet légèrement baissé aux Etats-Unis en août, à 156.000, tandis que le taux de chômage a légèrement augmenté, à 4,4%, selon les chiffres du département du Travail publiés vendredi.
Or les analystes s'attendaient à 183.000 nouvelles embauches, et un taux de chômage de 4,3%, comme en juillet.
"C'est clairement un mauvais rapport sur l'emploi" même si l'on peut se rassurer en se disant "que le mois d'août est historiquement un mois où le consensus est beaucoup trop élevé", ont estimé dans une note les analystes de Mirabaud Securities Genève.
Aussi "la probabilité d'une hausse de taux d'intérêt américain en décembre prochain s'éloigne de plus en plus", ont-ils ajouté.
Cette perspective ne semblait toutefois pas affecter le dollar dans l'immédiat, la devise américaine se stabilisant face à l'euro après avoir nettement perdu du terrain en début de semaine, profitant depuis mercredi de statistiques de bonne facture, en particulier la révision à la hausse de la croissance américaine au deuxième trimestre.
Par ailleurs, l'activité manufacturière a augmenté en août aux Etats-Unis, selon l'indice ISM publié vendredi, tandis que le moral des ménages y a fortement progressé (Université du Michigan).
En revanche, les dépenses de construction ont baissé de 0,6% en juillet outre-Atlantique.
Par ricochet, l'indice parisien continuait à tirer parti d'un euro en légère perte de vitesse.
Les investisseurs ont aussi pris connaissance de plusieurs données encourageantes en zone euro, dont la croissance du secteur manufacturier, qui a accéléré en août, atteignant son niveau le plus élevé depuis six ans.
En France, la croissance de l'activité du secteur privé est repartie à la hausse en août, grâce à une augmentation des nouvelles commandes, la plus forte depuis 2010.
- Vivendi en tête du CAC -
Sur le front des valeurs, Vivendi s'envolait (+5,40% à 20,32 euros) après la confirmation de ses objectifs financiers pour 2017, grâce à un bond de la rentabilité de sa filiale de musique Universal au premier semestre. Le groupe réclame par ailleurs au fisc français des remboursements pour un total de 422 millions d'euros, selon des informations contenues dans son rapport financier semestriel et révélées vendredi par le site BFMTV.
Iliad gagnait 3,34% à 224,20 euros alors que la maison mère de l'opérateur télécoms Free a annoncé vendredi une hausse de 22,1% de son bénéfice net pour le premier semestre, à 232,6 millions d'euros, portée par la "bonne rentabilité de l'activité mobile".
Le secteur automobile était bien orienté alors que le marché français a bouclé le mois d'août sur un bond de 9,42% par rapport à la même période de 2016. Renault grignotait 0,52% à 74,74 euros, tandis que Peugeot progressait de 2,65% à 18,20 euros. Faurecia s'appréciait de 1,39% à 49,54 euros, Valeo s'adjugeant 1,53% à 57,04 euros.
Air France s'appréciait de 2,03% à 13,09 euros. Le dialogue a repris dans un climat "constructif" entre Hop! et ses pilotes pour permettre à ceux qui ont gagné leur ticket d'entrée à Air France de le faire sans déstabiliser la filiale du groupe, a indiqué vendredi à l'AFP le syndicat SNPL Hop!.
Carrefour restait en revanche en berne (-1,92% à 16,61 euros), après avoir publié cette semaine des résultats décevants au premier semestre et un avertissement sur objectif.
Gemalto était également lesté (-3,38% à 43,86 euros) par une perte nette de 473,3 millions d'euros au premier semestre, contre un résultat positif de 57,7 millions un an plus tôt.
CAC 40 (Euronext)