La Bourse de Paris au ralenti
La Bourse de Paris se repliait lundi (-0,40%) à la mi-journée, les investisseurs restant sur la réserve avant plusieurs rendez-vous d'importance cette semaine, dont une réunion de la banque centrale américaine (Fed).
A 11H47 (09H47 GMT), l'indice CAC 40 perdait 17,77 points à 4.423,93 points, dans un volume d'échanges de 590 millions d'euros. Vendredi, il avait terminé stable (+0,02%).
Le marché a démarré la séance sur une note négative et a conservé cette tonalité toute la matinée.
"En attendant les rendez-vous de la semaine, les indices actions risquent de manquer de carburant pour progresser", indique dans une note le directeur de Barclays Bourse, Franklin Pichard.
"Les regards vont d?abord se tourner du côté des banques centrales", estiment les économistes du courtier Aurel BGC.
La Banque centrale européenne (BCE) lance sa première opération de prêts ciblés (TLTRO), censés inciter les banques à prêter davantage aux entreprises, dont le résultat devrait être dévoilé.
Le Comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed se réunit quant à lui mardi et mercredi.
La banque centrale des Etats-Unis devrait continuer de réduire son aide exceptionnelle à l'économie et pourrait modifier son message d'orientation monétaire pour s'offrir plus de flexibilité vers une future hausse des taux, estiment les analystes.
Les marchés redoutent cette échéance et tentent de s'y préparer.
Ils suivront par ailleurs jeudi le référendum sur l'indépendance en Ecosse, où les camps du oui et du non sont au coude à coude dans les sondages.
"Les marchés sont face à des risques +considérables+", estiment dans une note les économistes de Crédit Agricole-CIB. "Ces événements-clés, ajoutés aux risques géopolitiques qui planent, sont susceptibles de se traduire par de la volatilité dans les jours à venir", poursuivent-ils.
Un indicateur moins bon que prévu en Chine a par ailleurs pesé sur l'ouverture.
La production industrielle en Chine a marqué en août un brutal ralentissement, enregistrant son plus bas taux de croissance depuis plus de 5 ans, a annoncé samedi le gouvernement, ce qui constitue un nouveau signe d'essoufflement de la deuxième économie mondiale.
Les investisseurs suivront aux Etats-Unis l'activité industrielle dans la région de New York en septembre (14H30) et la production industrielle d'août (15H15).
Du côté des valeurs, Club Méditerranée prenait 5,78% à 22,50 euros à la reprise de sa cotation, après la surenchère du conglomérat Fosun qui a relancé la bataille d'OPA.
Maurel et Prom (+1,77% à 11,51 euros) profitait de la signature d'un contrat de vente de gaz naturel en Tanzanie, d'une durée de 17 ans et dont la première livraison est prévue au premier trimestre 2015.
Numericable prenait 0,22% à 41,83 euros après avoir lancé une offre de séries, accessible gratuitement à ses abonnés, apparaissant comme une contre-offensive à Netflix.
Bouygues perdait 0,34% à 27,60 euros après l'annonce de sa filiale télécom qui proposera les services de Netflix "dès novembre", rompant avec l'unité des opérateurs français de télécommunications qui refusaient jusqu'ici d'accueillir le géant américain de la vidéo sur leurs box.
Air France-KLM (-3,73% à 8,22 euros) se repliait. Au moins la moitié des avions d'Air France seront cloués au sol lundi, une proportion susceptible de grimper à huit appareils sur dix, selon un des syndicats de pilotes engagés dans une grève qui pourrait durer.
Les banques continuaient de peser sur la cote à l'image de Crédit Agricole (-0,84% à 11,84 euros), Société Générale (-0,89% à 41,28 euros) et BNP Paribas (-0,50% à 53,70 euros).
Euronext (CAC 40)