La Bourse de Paris au ralenti après un début poussif à Wall Street
La Bourse de Paris tournait au ralenti vendredi après-midi (-0,14%) dans la foulée d'un démarrage dans le rouge à Wall Street, poursuivant une séance sans rendez-vous macroéconomiques majeurs.
A 14H33 (13H33 GMT), l'indice CAC 40 perdait 6,86 points à 4.980,47 points, dans un volume d'échanges de 1,6 milliard d'euros. La veille, il avait fini en recul de 0,21%.
Après avoir rebondi à l'ouverture, le marché n'est pas parvenu à rester sur cette note positive, perdant du terrain tout au long de la séance.
Les investisseurs n'avaient pas grand chose à se mettre sous la dent hormis une chute des prix à la production aux Etats-Unis en février.
Rien dans ces chiffres "ne vient changer notre point de vue que la Fed (banque centrale américaine, NDLR) abandonnera le terme de +patience+" concernant la remontée de ses taux directeurs lors de sa prochaine réunion la semaine prochaine "avant une remontée en juin", soulignent les économistes de Capital Economics.
Les investisseurs sont à l'affût de détails pouvant les éclairer sur le calendrier qu'adoptera la Fed pour remonter ses taux et scrutent les indicateurs américains à l'aune de cette éventualité.
En Italie, les prix sont repartis à la hausse en février sur un mois tandis qu'en France, les créations d'entreprises ont connu un regain en février.
En dehors de ces rendez-vous, "cette dernière séance de la semaine s'annonce assez peu croustillante", soulignent de leur côté les analystes de Aurel BGC.
Les banques centrales continuent de donner le ton sur les marchés financiers qui ont été largement influencés cette semaine par le vaste programme de rachat d'actifs mis en place par la Banque centrale européenne lancé lundi.
Ce coup d'envoi a soutenu l'ascension de l'indice parisien qui a franchi à plusieurs reprises le seuil symbolique des 5.000 points au cours des dernières séances.
Les investisseurs gardent par ailleurs un oeil sur l'évolution des discussions entre la Grèce et ses créanciers.
"Sur le dossier grec, la guerre des mots continue entre Berlin et Athènes", fait remarquer John Plassard, de Mirabaud Securities.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déploré le manque de "progrès" des discussions sur le financement de la Grèce mais a "totalement exclu un échec". De son côté, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a indiqué ne pas pouvoir "exclure" une sortie désordonnée de la Grèce de la zone euro si Athènes ne parvenait pas à un accord avec ses bailleurs internationaux.
Sur le terrain des valeurs, ADP profitait (+3,05% à 109,90 euros) de la hausse du trafic des aéroports parisiens de 2,8% en février, une nouvelle fois porté par les vols en Europe.
AB Science bénéficiait pleinement (+6,41% à 16,93 euros) de l'annonce des "résultats d'efficacité et de tolérance positifs" d'une étude de phase II de sa molécule phare masitinib pour le traitement du cancer du sein "triple négatif".
EDF refluait de 1,01% à 22,46 euros tandis qu'Areva progressait de 1,45% à 9,09 euros. Le groupe nucléaire Areva, en grande difficulté financière, pourrait effectuer un "premier rapprochement opérationnel" avec l'électricien EDF, dans les semaines à venir, sur son projet d'EPR Olkiluoto 3 en Finlande, selon Le Figaro.
Peugeot (-4,93% à 15,99 euros) et Faurecia (-1,71% à 42,27 euros) étaient pénalisés par un abaissement de leur recommandation à "vendre" contre "neutre" auparavant par UBS.
Euronext (Cac 40)