La Bourse de Paris accélère le rythme après un accord sur l'Ukraine
La Bourse de Paris était en hausse jeudi à la mi-journée (+0,87%), saluant l'accord trouvé sur la crise ukrainienne et sans être affectée par l'absence d'avancée sur le dossier grec.
A 11H40 (10H40 GMT), l'indice CAC 40 prenait 40,80 points à 4.720,18 points, dans un volume d'échanges de 1,4 milliard d'euros. La veille, il avait perdu 0,35%.
Le marché parisien a connu un démarrage poussif dans les premiers échanges, avant d'accélérer le rythme en milieu de matinée peu après l'annonce d'un accord sur l'Ukraine.
Le CAC 40 en a même profité pour signer un nouveau plus haut annuel en séance à 4.723,14 points, un record depuis 2008.
"Les bonnes nouvelles sur l'Ukraine jouent favorablement pour le marché et entretienne l'appétit pour le risque", observe Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.
Kiev et les rebelles séparatistes ont signé une feuille de route visant à ramener la paix en Ukraine, qui prévoit notamment l'instauration d'un cessez-le-feu dimanche et la création d'une zone tampon élargie, ont annoncé les dirigeants russe, ukrainien, français et allemand, à la fin de négociations marathon à Minsk.
L'issue de ces négociations était l'une des incertitudes qui préoccupaient les marchés depuis plusieurs jours, lesquels craignaient un enlisement ou une aggravation de la situation.
Dans le même temps, "le marché n'est pas du tout perturbé par l'absence d'accord sur la Grèce, ce qui montre sa grande résilience", explique M. Dembik.
Le marché attendait avec impatience les conclusions d'une réunion exceptionnelle sur la Grèce des ministres des Finances de la zone euro qui s'est achevée tard mercredi soir.
Cette rencontre n'a finalement débouché sur aucun accord avec la Grèce, alors que le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a estimé que des progrès ont été faits "mais pas assez pour parvenir à des conclusions communes".
"Les discussions sur l’avenir de la Grèce n’ont pas abouti hier renvoyant la recherche d’une solution à plus tard. Malgré des progrès, les Européens ne sont pas parvenus à un accord permettant d’assurer le financement de la Grèce", résument les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.
Les ministres des Finances de la zone doivent se retrouver à Bruxelles lundi, pour une réunion qui pourrait être décisive.
Ce dossier devrait par ailleurs être au menu d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE qui débute jeudi et s'achève vendredi.
L'agenda économique sera par ailleurs chargé jeudi, avec quelques indicateurs américains dans l'après-midi et surtout une avalanche de résultats d'entreprises diversement reçus.
Renault était en vedette en tête du CAC 40 (+8,84% à 75,33 euros) après avoir publié de solides résultats pour 2014 avec un bénéfice net plus que triplé.
Publicis grimpait (+4,56% à 70,11 euros), s'appuyant sur une accélération de la croissance au quatrième trimestre et en dépit d'une baisse du bénéfice sur l'exercice.
En revanche, Rexel était plombé (-3,31% à 15,90 euros) par une prudence affichée pour 2015 après une année 2014 difficile.
EDF souffrait (-3,80% à 23,42 euros), après des résultats 2014 sans éclat et des bénéfices un peu décevants.
Legrand lâchait 2,40% à 45,92 euros. Le groupe a publié un bénéfice net quasi-stable et conforme à ses objectifs.
Pernod Ricard perdait 2,46% à 104,95 euros après un bénéfice en repli de 5% au premier semestre.
Edenred cédait 3,60% à 24,61 euros après un bénéfice net en légère hausse en 2014.
Euronext (CAC 40)