Grèce: la baisse du PIB ralentit au 1er trimestre à -1,1%
La baisse du produit intérieur brut (PIB) de la Grèce, en cours depuis six années consécutives, a poursuivi son ralentissement au premier trimestre 2014, à -1,1% sur un an, selon une première estimation publiée jeudi par l'Autorité des statistiques grecques (Elstat).
Ce résultat est conforme aux attentes du gouvernement qui espère un retour à la croissance en 2014 avec un PIB attendu à +0,6% sur l'ensemble de l'année. Le PIB s'était contracté de 2,3% sur un an au quatrième trimestre de 2013.
La tendance à un ralentissement du repli du PIB est notable depuis le troisième trimestre 2013, grâce notamment à la bonne santé du secteur touristique (hôtellerie, restauration) après une saison qualifiée d'"exceptionnelle" par les professionnels.
En 2013, le recul du PIB avait atteint 3,9%.
Dans ses prévisions économiques, la Commission européenne voit aussi la Grèce tourner le dos à la récession en 2014 et atteindre même une croissance de 2,9% en 2015.
Pour la Commission, "les progrès en matière de stabilité budgétaire et de compétitivité soutiennent la confiance et la reprise", "tirée par les exportations et l'investissement", malgré la baisse de la consommation liée à celle des revenus disponibles.
"La reprise devrait se renforcer en 2015, avec l'investissement comme principal moteur de la reprise, attiré aussi par les opportunités créées par les réformes structurelles en cours", selon la Commission.
La Grèce devrait également bénéficier de la reprise de la zone euro qui permettra notamment une augmentation des revenus des activités maritimes et du tourisme.
Seule l'OCDE, dans ses prévisions publiées au début du mois, estime que le pays restera en récession cette année (-0,3%) avant de retrouver une croissance en 2015.
Apparue lors de la crise des banques en 2008, la récession en Grèce s'est enracinée après l'éclosion de la crise de la dette en 2010.
Placée depuis sous assistance financière de l'UE et du FMI en échange de mesures d'austérité drastiques pour prévenir une faillite qui menaçait la survie même de l'euro, la Grèce a bénéficié de lignes de crédit de plus de 240 milliards d'euros.
Ces mesures de rigueur ont porté un coup important au pouvoir d'achat et à la consommation, moteurs de l'économie du pays, et fait exploser le chômage, à 26,5% en février.