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IA en entreprise : Kaspersky alerte sur des usages massifs et peu encadrés au Maroc

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Selon une étude menée par Kaspersky, l’intelligence artificielle s’impose rapidement dans les entreprises marocaines, mais sans cadre défini. Une adoption qui, derrière son efficacité, soulève de réels risques pour la sécurité des données.

IA en entreprise : Kaspersky alerte sur des usages massifs et peu encadrés au Maroc
Le 8 avril 2026 à 13h31 | Modifié 20 avril 2026 à 15h12

L’intelligence artificielle s’impose désormais dans le quotidien des entreprises marocaines. Mais cette adoption rapide se fait, dans la majorité des cas, sans cadre défini. C’est ce que révèle une étude menée par Kaspersky en partenariat avec l’institut Averty auprès de plus de 300 salariés.

Au-delà des chiffres, elle met en lumière une transformation des usages. L’IA s’installe moins via des stratégies structurées qu’à l’initiative directe des collaborateurs, soulevant des enjeux croissants en matière de sécurité des données.

Une adoption spontanée, déjà profondément marquée

Dans les faits, l’IA est largement intégrée aux pratiques professionnelles. Plus d’un salarié sur deux (57%) l’utilise de sa propre initiative et cet usage s’inscrit dans la routine. 84% y ont recours plusieurs fois par semaine, dont près de la moitié quotidiennement. Au-delà du gain de productivité, l’IA répond à une recherche de qualité. 69% des utilisateurs affirment améliorer leur travail grâce à ces outils.

Les collaborateurs privilégient des solutions accessibles, souvent extérieures à leur environnement professionnel. ChatGPT s’impose ainsi comme la référence, utilisé par 84% des répondants.

Face à cette dynamique, les entreprises peinent à structurer leur approche. L’étude indique que 75% des salariés évoluent sans cadre clair et que peu ont bénéficié de formation. L’IA s’installe ainsi dans un véritable angle mort organisationnel : omniprésente, mais peu encadrée.

Des pratiques à risque

Les enseignements les plus marquants concernent la sécurité. L’usage d’outils externes s’accompagne d’un partage important de données professionnelles, souvent sans conscience des risques.

  • 42% importent des documents complets (PDF, Word, présentations),
  • 35% saisissent des informations précises,
  • 35% partagent des extraits de mails ou comptes-rendus,
  • 30% transmettent des captures d’écran,
  • 19% vont jusqu’à partager des données chiffrées.

Seule une minorité limite son usage à des requêtes générales. L’IA devient ainsi un prolongement naturel du travail, sans distinction claire entre informations partageables et données sensibles.

"L’humain doit être au cœur de la cybersécurité, d’autant plus avec l’essor des IA génératives. Un simple prompt ou un partage d’informations mal maîtrisé peut suffire à exposer des données sensibles ou à déclencher des attaques majeures. Face à ces risques, la formation devient essentielle : des programmes adaptés comme KASAP permettent de mieux identifier les menaces et d’en limiter significativement la propagation. La cybersécurité ne se limite pas aux outils : elle repose sur des usages maîtrisés et une vigilance collective", indique Samy Tadjine, responsable des comptes entreprises pour l’Afrique du Nord, de l’Ouest et Centrale chez Kaspersky.

Une perception du risque encore floue

Cette situation est renforcée par un niveau de confiance élevé : 91% des utilisateurs déclarent faire confiance aux résultats générés. Ce rapport de confiance, combiné à l’absence de cadre, accentue les risques. Plus les outils sont perçus comme fiables, plus les utilisateurs leur confient des données sensibles.

Si 46% identifient un risque pour la sécurité, une part importante reste incertaine : 35% jugent le risque faible ou inexistant, tandis que 19% ne se prononcent pas. Cette dispersion des perceptions souligne un besoin urgent de sensibilisation.

"L’adoption des outils d’intelligence artificielle en entreprise au Maroc progresse aujourd’hui plus vite que les cadres de sécurité, exposant les organisations à des risques encore largement sous-estimés. Dans un contexte de menaces en constante évolution, les PME sont particulièrement vulnérables. Face à cette réalité, elles doivent à la fois renforcer la sensibilisation de leurs collaborateurs et s’appuyer sur des prestataires spécialisés capables d’assurer une protection continue de leurs systèmes. L’enjeu n’est pas de freiner l’IA, mais de l’encadrer : cela passe par une approche pragmatique combinant gouvernance, formation et technologies adaptées", conclut Samy Tadjine.

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Le 8 avril 2026 à 13h31

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