Tourisme : Marrakech confirme son statut de destination quatre saisons
Après un hiver dynamisé par la CAN, Marrakech démarre la haute saison avec des indicateurs au vert. Malgré la concomitance du Ramadan, plusieurs opérateurs estiment que le niveau déjà élevé de réservations, l’afflux européen et asiatique, l’essor du segment luxe et du marché domestique dessinent les contours d’un printemps touristique tout aussi prometteur que les années précédentes.
Après des mois de décembre et janvier boostés par la tenue d’une partie des matchs de la CAN, la période du Ramadan n’aura aucun effet négatif sur la fréquentation touristique à Marrakech avancent plusieurs opérateurs.
Entre les vacances scolaires d'Europe et la montée en puissance du tourisme culturel, du segment luxe et du marché domestique, la destination devrait, selon eux, performer autant que les précédentes années sans véritable ralentissement d'activité.
50% des réservations de 2025 déjà sécurisées
« Selon mes retours, la fréquentation hôtelière étrangère se présente de manière très positive », affirme l’ex-président de l’Association des guides de tourisme de Marrakech, Abdessadek Qadimi.
Malgré la concomitance des vacances scolaires avec le Ramadan, notre interlocuteur se félicite d’un taux de réservation sécurisé équivalent à 50% de celui réalisé en 2025 qui présage un début de saison au moins équivalent.
Selon lui, deux segments se distinguent particulièrement à savoir le tourisme scolaire, porté par les congés européens et le tourisme de luxe, stimulé par l’installation durable du beau temps.
Et d’ajouter que le flux soutenu de visiteurs étrangers renforce le statut de destination quatre saisons de Marrakech.
Double effet saisonnier des vacances européennes et du nouvel an chinois
Tout en affirmant que les européens sont plus visibles dans cette période de vacances scolaires qui court du 7 février au 9 mars, le guide précise que la demande dépasse désormais largement le vieux continent avec une affluence provenant de toute l’Europe, d’Amérique latine mais également d’Asie.
Soulignant l’intérêt particulier des touristes chinois pour la ville ocre durant le Nouvel An chinois qui draine une forte clientèle asiatique en quête de tourisme culturel, il affirme que Marrakech profite d’un double effet saisonnier avec « un tourisme de quantité et de qualité qui vient de partout ».
Le Ramadan, de frein à opportunité culturelle
Sollicités à leur tour, plusieurs hôteliers se félicitent du fait que le Ramadan qui était auparavant perçu comme un facteur de désaffection touristique ne constitue plus un obstacle majeur.
S’ils reconnaissent que certains voyageurs appréhendent à venir au Maroc durant le mois sacré, ils observent cependant une évolution des comportements avec un nombre croissant d’étrangers qui souhaitent vivre une expérience immersive et comprendre les pratiques culturelles locales.
« Ce phénomène s’inscrit dans une tendance à voyager dans des pays musulmans pour voir comment on vit pendant le Ramadan, comment on organise les journées, l’ambiance du ftour… », résument nos sources pour qui ce tourisme expérientiel transforme une contrainte perçue en valeur ajoutée.
S’il préfère rester prudent, un membre du Conseil régional du tourisme (CRT) de Marrakech, confirme un taux étranger de réservation très satisfaisant dans les hôtels de luxe et les clubs All Inclusive porté par la clientèle européenne mais également nationale de plus en plus nombreuse à y séjourner durant le mois sacré.
Un marché domestique devenu incontournable durant le Ramadan
Selon lui, il est devenu nécessaire pour les hôteliers de la ville ocre de capitaliser sur la montée en puissance constante de la consommation du tourisme domestique durant la période du Ramadan.
A l’approche du mois sacré, la majorité d’entre eux préparent des offres spéciales incluant ftours, animations musicales, spectacles traditionnels et soirées thématiques afin d’attirer une clientèle nationale de plus en plus friande de sorties et d’expériences festives à l’heure de la rupture du jeûne.
Une dynamique qui permettra, selon lui de compenser d’éventuels creux en journée et d’optimiser le taux d’occupation en soirée avec une logique de marché international le jour et domestique la nuit.
Et de conclure que le Ramadan est appelé à devenir, durant les prochaines années, un élément d’expérience supplémentaire incontournable pour les saisons d’hiver puis d’automne.
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