Scandale Takata : rappel massif de véhicules en France, le Maroc peu concerné
2,5 millions de véhicules, toutes marques confondues, sont concernés par un défaut pouvant provoquer des blessures graves. Au Maroc, la vigilance reste de mise bien que peu de cas aient été détectés.
Après un deuxième décès en France lié à un airbag défectueux, le rappel des véhicules équipés du modèle incriminé s’élargit considérablement.
Le gouvernement français a ordonné l'immobilisation immédiate de 800.000 véhicules supplémentaires équipés d’airbags Takata potentiellement dangereux. Au total, 2,5 millions de véhicules de différentes marques sont désormais concernés par cette campagne de rappel, dont 1,7 million fait l’objet d’une mesure dite "Stop drive", imposant l’arrêt immédiat de leur utilisation.
La liste des constructeurs concernés par ce rappel massif a été publiée. Elle comprend notamment : Audi, BMW, Cadillac, Chevrolet, Chrysler, Citroën, Daihatsu, Dodge, DS, Ferrari, Ford, Honda, Jaguar, Jeep, Lancia, Land Rover, Lexus, Mazda, Mercedes, Mitsubishi, Nissan, Opel, Peugeot, Seat, Skoda, Subaru, Suzuki, Tesla, Toyota, Volkswagen.
La liste détaillée est disponible ici. Chaque constructeur permet aux automobilistes de vérifier si leur véhicule est concerné via son numéro d’identification (VIN).
Qu'en est-il du Maroc ?
Selon Abdelouahab Ennaciri, président de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM), contacté par Médias24, tous les constructeurs concernés sont tenus d’adresser un message par écrit aux propriétaires des véhicules potentiellement affectés.
Des difficultés peuvent néanmoins survenir lorsque le propriétaire initial a revendu le véhicule, ce qui complique la traçabilité.
Une fois le véhicule présenté au concessionnaire, son numéro d’identification (VIN) est vérifié pour déterminer s’il est équipé de l’airbag concerné par les défaillances. Si tel est le cas, le remplacement de l’airbag est effectué gratuitement (par le concessionnaire concerné) même s'il ne s'agit pas de primo-acquéreurs, et l'opération prend en moyenne deux à trois heures.
D’après Abdelouahab Ennaciri, les cas effectivement concernés au Maroc demeurent très rares.
Depuis 2014, le scandale industriel de ces airbags secoue le secteur de l’automobile dans le monde. À cause d’un gaz qui vieillit mal, ces équipements de sécurité censés protéger les passagers en cas de choc peuvent exploser, notamment dans les climats chauds et humides, en projetant des pièces au visage des conducteurs.
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