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Tous les indicateurs de la criminalité baissent pendant le mois de Ramadan (DGSN)

Le pôle DGSN-DGST a révélé d’intéressantes données sur la criminalité pendant le Ramadan au Maroc. En conclusion, on observe une nette baisse de tous les indicateurs. Explications.

Tous les indicateurs de la criminalité baissent pendant le mois de Ramadan (DGSN)
Image d'illustration.
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Le 10 février 2025 à 13h26 | Modifié 10 février 2025 à 16h33

Le Conseil supérieur des oulémas (CSO) vient d’initier une série de rencontres autour du Tabligh (la prédication) avec la participation de responsables gouvernementaux, d’experts, d’analystes et de théologiens.

La première rencontre, tenue ce dimanche 9 février 2025 au siège du CSO, a été dédiée à la relation entre criminalité et spiritualité. Convié à y participer, le pôle DGSN-DGST a été représenté par son porte-parole, Boubker Sabik.

Peut-on établir une relation entre spiritualité et criminalité ? Le représentant du pôle DGSN-DGST fournit une réponse claire avec force statistiques à l’appui. Celles-ci couvrent la période entre le 12 mars et le 9 avril 2024, ayant coïncidé avec le précédent Ramadan.

Moins d'homicides volontaires et de viols

En général, relève Boubker Sabik, tous les indicateurs de la criminalité ont baissé par rapport au reste de l’année, avec des données notables comme les homicides volontaires qui ont reculé de 50% ou les viols (-31%). On parle aussi des vols à l'arrachée (-37%).

En revanche, la DGSN relève la recrudescence d'autres phénomènes comme la consommation de la chicha (+37%), la mendicité (+5%) ou la consommation et le trafic de drogue (+17%).

La DGSN a procédé à une nouvelle évaluation juste après le Ramadan dernier, soit en mai 2024. Il en ressort que les affaires criminelles ont augmenté de 32%. Les homicides volontaires ont bondi de 44%, et les viols ont marqué une augmentation de 38%.

Tous les indicateurs de la criminalité baissent pendant le mois de Ramadan (DGSN)

"Une lecture attentive de ces statistiques confirme – sans l’ombre d’un doute – que le mois de Ramadan connaît une nette baisse des taux de criminalité, même si l’imaginaire populaire des Marocains traite les questions de criminalité au mois de Ramadan de manière un peu exagérée, sous la dénomination de Tremdina. Cela est principalement dû au caractère anormal et inacceptable [de la criminalité, ndlr] en ce mois sacré, et non à son exacerbation ou à sa propagation, comme certains peuvent le croire", explique Boucher Sabik.

Le conférencier rappelle par ailleurs que cette tendance n’est pas propre au Maroc. La corrélation entre religiosité et baisse de la criminalité a été constatée dans plusieurs pays européens. Par exemple, en Irlande et en Pologne où la religion est très importante, la criminalité est moins préoccupante que dans d’autres pays moins portés sur la spiritualité comme la Suède, la France ou la Norvège.

Pour revenir au cas du Maroc et aux indicateurs de la criminalité pendant le Ramadan, Boubker Sabik estime que la baisse constatée pourrait être expliquée par certains par l’arrêt de la commercialisation de l’alcool, mais c’est une explication qui ne peut pas être généralisée à toutes les dérives.

"Les boissons alcoolisées, bien qu'elles soient considérées comme un facteur déterminant dans la survenue d'accidents de la circulation et dans certaines agressions physiques, ne sont pas considérées comme mobiles d'autres délits", affirme Boubker Sabik.

Pour lui, la baisse de la criminalité pendant le Ramadan découle de deux facteurs : les protocoles de sécurité que la police met généralement en place pendant ce mois, mais aussi la religion "surtout lorsque l’engagement religieux est actif et régulier".

Criminalité dans les lieux de culte

Lors de cette rencontre, le représentant du pôle DGSN-DGST a également révélé des statistiques sur la criminalité dans et autour des lieux de culte.

Pour l’année 2024, la DGSN a recensé 160 affaires dont 144 relevées aux environs des mosquées, 3 dans des églises et aucune dans les synagogues du Royaume. Autre élément intéressant, selon la DGSN, la majorité de ces affaires sont liées à des délits mineurs : mendicité, violence verbale et physique.

Donc, il ne s’agit pas de graves crimes, explique Boubker Sabik, à l’exception d’actes de violence perpétrés parfois contre les fidèles par des individus souffrant de troubles mentaux.

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Le 10 février 2025 à 13h26

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