Qui est vraiment Youssef El Asrouti, accusé “d'espionnage”, en garde à vue en Allemagne
Youssef El Asrouti avait initialement été interpellé en Espagne le 1ᵉʳ décembre 2024 sur la base d’un mandat d’arrêt européen, avant d’être transféré en Allemagne pour y être poursuivi. C'est un activiste radical évoluant en Europe, adoptant une posture très agressive envers le Maroc et ses constantes.
Youssef El Asrouti vient d'être placé en garde à vue par la police allemande, ce jeudi 16 janvier à l'aéroport international de Francfort, rapportent des sources locales.
Contrairement aux allégations affirmant qu'il aurait espionné des membres de l’opposition marocaine affiliés au Hirak du Rif au profit des services de sécurité marocains, le dénommé Youssef El Asrouti est plutôt un séparatiste rifain ayant prêté allégeance au régime algérien.
Bien qu’il ne soit pas originaire de la région du Rif, Youssef El Asrouti s’est affirmé comme l’un des activistes les plus radicaux du Hirak en Europe. Il est affilié à la phalange dite des "Républicains", dirigée à Düsseldorf par Jaber El Ghadioui, connu sous le sobriquet de "Yuba".
Sous l’influence de ce dernier, El Asrouti a participé à l’élaboration et à l’exécution de projets à caractère subversif, visant à alimenter la contestation rifaine sur le sol européen.
À travers ses publications régulières sur les réseaux sociaux, il s’en prend directement aux constantes du Royaume et à la personne du Roi Mohammed VI, tout en appelant à "l’indépendance du Rif".
Ces actions visent non seulement à alimenter un discours séparatiste, mais aussi à dissuader les administrations européennes en charge de son cas d’exécuter son refoulement, en brandissant la menace de représailles marocaines.
Un parcours judiciaire mouvementé
En mars 2018, Youssef El Asrouti avait été arrêté par les autorités allemandes pour séjour illégal, puis placé en détention dans un centre pour réfugiés en attendant son expulsion vers le Maroc.
Cependant, il avait rapidement été relâché après avoir introduit une demande d’asile grâce à l’intervention d’un avocat financé par son parrain, Yuba.
Cette tentative d’obtenir un statut protecteur s’est accompagnée d’une lettre publique, publiée en juin 2018, dans laquelle El Asrouti renonçait à sa nationalité marocaine. Ce geste visait à appuyer sa demande d’asile politique en Allemagne.
Malgré ces manœuvres, les autorités allemandes avaient fini par refuser sa demande d’asile et enclenché une procédure d’expulsion. Le consulat marocain à Düsseldorf avait été sollicité pour délivrer un laissez-passer permettant son retour au Maroc.
Cependant, lors de son transfert à l’aéroport, El Asrouti avait opposé une violente résistance, contraignant bizarrement les forces de police à abandonner son embarquement dans l'avion.
Après cet épisode en Allemagne, Youssef El Asrouti s’était installé aux Pays-Bas, où il avait déposé une nouvelle demande d’asile auprès des autorités locales. Il y insistait sur son activisme en faveur de l’"indépendance du Rif" comme motif de persécution supposée au Maroc. Aux Pays-Bas, il continuait de s’afficher comme un membre actif du "courant républicain", sous l’influence directe de Yuba.
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