La Princesse Lalla Hasnaa inaugure le parc historique Lahboul à Meknès après sa rénovation
La Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, a inauguré, le mardi 21 mai, le parc historique Lahboul de Meknès, ayant fait l’objet de travaux de rénovation.
A cette occasion, la Princesse Lalla Hasnaa a suivi des explications sur le patrimoine du parc principal de Meknès qui a retrouvé toute sa splendeur après une rénovation complète coordonnée par la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement dans le cadre d’un partenariat avec la commune urbaine de Meknès, la Direction générale des collectivités territoriales, la préfecture de Meknès, le Conseil régional de Fès-Meknès et l’Agence nationale des eaux et forêts.
La Princesse Lalla Hasnaa a également suivi des explications sur la fontaine et la séguia, la fontainerie, le système d’irrigation ancestrale de la ville de Meknès et du bassin des nénuphars, et les espèces d’oiseaux de la volière, l’espace sportif et l’espace réservé aux jeux d’échecs, ainsi que les modules "Fontaine-Eau", "l’histoire des colonnes", "Enigme des écosystèmes", "Ecosystèmes/Plantes aromatiques", "Biodiversité végétale", et l’application mobile Lahboul.

Une rénovation dans le respect de l’histoire du lieu
Fondé en 1906, le parc Lahboul, dans lequel les habitants de Meknès retrouveront le plaisir de se promener et de se reposer, est un large espace de cinq hectares au cœur de la ville, ombragé par des arbres et des palmiers centenaires, avec de magnifiques terrasses créées sur les pentes de l’oued Boufekrane, qui lui donnent un air de parc suspendu. La dernière terrasse, en son point le plus bas, offre sur 400 mètres de long une vue plongeante sur le vallon au fond duquel s’échappent les eaux de l’oued.
La réhabilitation de ce parc, qui se veut un espace inclusif offrant également une plateforme pour les activités sportives, s’est faite dans le respect de l’un des principes essentiels de la Fondation dans ses rénovations : respecter l’histoire du lieu et les intentions de ses créateurs. L’ordonnancement soigné des terrasses a été respecté et renforcé. Leur alignement cohérent s’étage parallèlement au cours de l’oued et rappelle de manière étonnante l’implantation de la terrasse de Meudon, de longueur similaire, édifiée en 1690 par André Le Nôtre, jardinier de Louis XIV. Cette disposition permet d’apprécier la pleine longueur du vallon tout en offrant en diagonale vers le Nord une vue sur un grand paysage et la plaine du Saïs.

Pour cet ensemble remarquable de la ville dont le Sultan Moulay Ismaïl fit sa capitale, les travaux de réhabilitation concernent le réaménagement des allées du parc, l’installation des fontaines et des bassins, la réhabilitation des gradins en plein air, l’aménagement des volières, la réhabilitation des plantations, les murs et grilles d’enceintes.
Les parcs et jardins sont toujours, dans l’esprit de la Fondation, des lieux de sensibilisation à la protection de l’environnement. Un chemin pédagogique a été mis en place à cet effet. Il est constitué de points d’information et de sensibilisation dont la conception a fait l’objet d’un concours d’idées, lancé par la Fondation dans le cadre de sa mission de sensibilisation et d’éducation au développement durable, auprès des étudiants de l’École nationale d’architecture (ENA) de Fès.
Cette initiative fédératrice de la Fondation s’inscrit dans un processus d’expérimentation et d’évaluation du potentiel créatif des jeunes étudiants de l’ENA, tout en concrétisant leur engagement en faveur de l'environnement et du développement durable. Plus de trente architectes en herbe ont proposé des projets de modules innovants et interactifs pour enrichir cette démarche éducative.

A titre de rappel, le parc Lahboul est le 6e à être réhabilité par la Fondation dans le cadre de son programme de restauration des parcs et jardins historiques. La Fondation a entamé ce programme par la réhabilitation en 2005 à Marrakech de l’Arsat Moulay Abdeslam, un magnifique jardin princier de huit hectares à proximité de la Koutoubia, puis, l’année suivante, les Jardins exotiques de Bouknadel (2005) et ses quatre hectares de luxuriants jardines, Jnane Sbil à Fès (2010), jardin pluriséculaire, L’Hermitage à Casablanca (2011) et ses douze hectares, Ghabat Chabab à Marrakech en 2022, un espace de 140 hectares au cœur de la ville.
(Avec MAP)
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