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Souss-Massa

COPAG, un pilier de la valorisation agricole dans la région Souss-Massa

Près de 40 ans après sa création, la COPAG reste un pilier du secteur agricole dans la région de Souss-Massa, proposant une large variété de produits. À l’heure où le changement climatique s’intensifie, le secrétaire général de la COPAG, Bounit Abde, évoque au micro de Médias24 les investissements et les efforts déployés par la coopérative pour garantir l’efficacité et la qualité de la production. Reportage.

COPAG, un pilier de la valorisation agricole dans la région Souss-Massa
Ph. Médias24
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Le 8 mai 2024 à 12h49 | Modifié 14 juillet 2024 à 16h46

De la viande, de la charcuterie, des agrumes, du jus, du lait, du fromage… C’est une large variété de produits qui est proposée sur les étals de tous les commerces du Maroc sous les marques "Jaouda" ou "Jayda", propriétaire de la COPAG. Créée en 1987 par une quarantaine de producteurs, la COPAG est un acteur central du développement coopératif au Maroc qui compte près de 20.000 adhérents.

Si elle reflète avec éloquence tout le chemin parcouru par la coopérative en 40 ans de développement, cette diversité de productions animales et végétales, incluant agrumes et primeurs, témoigne aussi du vaste potentiel agricole de la région Souss-Massa. Une région où la COPAG a lancé, un an seulement après sa création, la coopérative Souss d’amélioration génétique bovine, ce qui renforce l’ancrage historique de la COPAG dans la région.

Croissance exponentielle

"Nous avons aujourd’hui deux stations de conditionnement qui peuvent traiter jusqu’à 140.000 tonnes d’agrumes par an, provenant de la région Souss-Massa", explique Bounit Abde, secrétaire général de la COPAG au micro de Médias24. "La majorité de cette production est destinée à l’export vers le Canada, les États-Unis, la Russie, l’Europe et relativement au Moyen-Orient", poursuit-il.

La COPAG est également dotée d’une station de conditionnement primeur pour la tomate, destinée elle aussi à l’export vers les mêmes destinations. En ce qui concerne la production de lait, qui s’élevait à 15 tonnes par jour au démarrage de l’activité en 1992, celle-ci a connu une croissance exponentielle : "Aujourd’hui, nous avons une capacité de 2.000 tonnes par jour", se réjouit le secrétaire général de la COPAG, qui précise au passage que "95% des producteurs de lait dans la région sont des adhérents de la COPAG".

Afin de maintenir son rôle de pionnier dans le paysage coopératif marocain et de valoriser la production de ses membres, la COPAG ne lésine pas sur les investissements pour améliorer continuellement la qualité de ses produits : "Nous avons une unité de production d’aliments composés destinés au bétail de nos adhérents, et dernièrement, le déploiement d’un abattoir très moderne répond à tous les besoins nécessaires pour une production de qualité pour le consommateur marocain", souligne-t-il.

La structure est également dotée d’une unité d’engraissement par laquelle transitent les bovins avant d’être transférés à l’abattoir. Enfin, un circuit commercial bien équipé pour le froid permet à la marchandise d’arriver chez le consommateur dans les meilleures conditions.

À l’épreuve de la sécheresse

Touchée de plein fouet par la sécheresse, la région de Souss-Massa doit relever le défi croissant de la production agricole et animalière en situation de stress hydrique. La COPAG répond à cet enjeu à travers une organisation bien rodée, soutenue par des équipes techniques qui fournissent des conseils aux adhérents pour l’optimisation et la rentabilité, mais aussi à travers l’achat de matériel. "Notre objectif est de développer la production et de minimiser le coût, compte tenu du problème de sécheresse. Il y a aussi un grand effort déployé par la coopérative dans le matériel agricole. Elle achète du matériel pour les adhérents avec parfois des facilités de paiement", souligne Bounit Abde.

En plus de l’organisation interne et des contributions de la station de dessalement qui fournit de l’eau à une partie de la région, le Secrétaire général de la COPAG se réjouit de "la baraka", pour expliquer ces résultats malgré le fait que "dans certaines zones de la région, il n’y a même pas d’eau à boire".

Ces efforts et ces investissements permettent à la coopérative de maintenir une progression constante et de faire preuve de résilience, avec une évolution du chiffre d’affaires de 5% réalisée entre 2022 et 2023.

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Le 8 mai 2024 à 12h49

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