“Made in Morocco Days” : pour une promotion juridique et stratégique de la production nationale
Laila Slassi, fondatrice d’Afrique Advisors, co-organisateur des "Made in Morocco Days", explique les objectifs de cet événement dont la prochaine édition est en préparation.
Organisé par Afrique Advisors et Consensus Public Relations (CPR), sous l’égide du ministère de l’Industrie et du commerce, les 8 et 9 novembre à l’UM6P de Rabat, l'événement "Made in Morocco Days" visait à promouvoir la production nationale à travers deux angles : juridique et stratégique.
Laila Slassi, fondatrice du cabinet Afrique Advisors, expose à Médias24 l’ambition de cette manifestation et annonce la préparation d’une édition 2024.
Le secteur privé doit se saisir des instruments internationaux pour protéger davantage la production nationale
Médias24 : Quel est l’objectif de cette organisation ?
Laila Slassi : En premier lieu, nous sommes très heureux de l’engouement suscité auprès du secteur privé, de la communauté des juristes et de celle des cadres dirigeants au sein des entreprises marocaines.
L’ambition de ces journées est de promouvoir le made in Morocco à travers deux angles, un angle juridique et un autre stratégique, pour répondre à la question : comment protège-t-on le made in Morocco ?
Le Maroc est signataire d’un grand nombre de traités qui visent à promouvoir les investissements à l’étranger, à assurer la défense commerciale des produits marocains et à promouvoir les accords de libre-échange du Maroc à l’étranger.
Cette exposition du Maroc à l’international − et donc à tous ces traités − fait qu’il existe des instruments qui sont aujourd’hui à la disposition du secteur privé marocain. Celui-ci doit s’en saisir pour protéger davantage notre production nationale et ce que l’on exporte au monde, mais aussi pour protéger nos investissements à l’étranger.
Les juristes interviennent pour savoir comment l’on peut protéger et promouvoir la production nationale à l’international
- Plusieurs sujets juridiques ont été abordés lors de cet événement. Quelle place occupe le volet juridique dans le made in Morocco ?
- Une place centrale ! Aujourd’hui, le made in Morocco est, par définition, exposé à l’international. La plupart des pays protègent leurs marques. Déjà, ils les créent. On démarre par la stratégie. D’abord, qu’est-ce que le made in Morocco ? Si l'on parle du made in Germany, on sait très bien que l’Allemagne a développé sa marque, synonyme de robustesse, de solidité et de sérieux. Si l’on parle du made in France ou du made in Switzerland, des éléments très précis nous viennent en tête.
Le point de départ de notre interrogation est de savoir ce qui fait la particularité des produits marocains et de la production nationale de manière générale. Et ensuite, une fois qu’on le définit, comment le protège-t-on ?
Puisqu’il existe cette exposition à l’international, il y a des instruments et des traités de nature juridique. C’est là qu’interviennent les juristes pour savoir comment l'on peut protéger et promouvoir cette production nationale à l’international.
- Y aura-t-il d’autres éditions des "Made in Morocco Days" ?
- Nous avons le grand plaisir de commencer à travailler sur l’édition 2024. Notre ambition est de faire de ces journées un événement annuel compte tenu de l’engouement. Nous avons eu énormément d’inscrits. L’idée, c’est de projeter cet événement de manière annuelle au niveau national, mais également à la demande de certains acteurs de lui donner une dimension régionale. Nous travaillons d’ores et déjà avec certains Centres régionaux d’investissement pour adapter le modèle des "Made in Morocco Days" au niveau régional, et effectuer ce travail de sensibilisation auprès des acteurs économiques dans nos régions.
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