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Céréales et pommes de terre, principales bénéficiaires des dernières pluies

Les récentes précipitations enregistrées dans les régions céréalières favorisent l’ensemencement tardif des céréales et la germination des graines. La culture de la pomme de terre en tirera également avantage.

Céréales et pommes de terre, principales bénéficiaires des dernières pluies

Le 21 novembre 2022 à 19h22

Modifié 22 novembre 2022 à 10h13

Les récentes précipitations enregistrées dans les régions céréalières favorisent l’ensemencement tardif des céréales et la germination des graines. La culture de la pomme de terre en tirera également avantage.

Du vendredi 18 au samedi 19 novembre, entre 30 et 50 millimètres de pluies ont été annoncées par la Direction générale de la météorologie (DGM), notamment à Al Hoceima, Chefchaouen, Larache, Tanger-Assilah, Fahs-Anjra, M'diq-Fnideq, Tétouan, Ouezzane et Kénitra.

Ces précipitations, dont la répartition exacte au sein d’une même région n’a pas été précisée par la DGM, auront un impact positif sur plusieurs cultures, notamment celle des céréales d'automne (blé dur, blé tendre et orge), qui en a le plus besoin à cette période de l’année.

Les pluies enregistrées fin octobre ont permis aux agriculteurs de réaliser les travaux préparatifs avant les semis précoces. A savoir, “l’épandage et l’enfouissement des engrais, et la préparation des lits de semences, soit la base pour l’établissement des cultures”, nous explique Abdelmoumen Guennouni, ingénieur agronome

Germination des graines et grossissement des tubercules 

“Les récentes précipitations vont favoriser la germination des graines”, indique à Médias24 Ilyass Lakhdar, ingénieur agronome dans la région de Fès, où ont été enregistrées entre 7 et 10 mm de précipitations ces derniers jours.

L’apport en eau est essentiel pour une bonne germination, car cette étape se concrétise après une récupération d'eau permettant au grain une reprise de son activité et la croissance de l'embryon. “Il va falloir attendre encore quelques jours pour que l’impact de ces pluies soit visible à l'œil nu”, ajoute Ilyass Lakhdar.

Même son de cloche du côté de Jaouad Zemamou, ingénieur agronome dans le Gharb, en l'occurrence dans la région de Kénitra, où des précipitations allant de 30 à 50 mm ont été annoncées par la DGM. Ainsi, en plus de la germination des graines de céréales, les fèves et surtout la pomme de terre ont également bénéficié des dernières pluies.

“L’impact positif de ces précipitations sur les cultures de pommes de terre va se ressentir sur la phase de tubérisation ou celle de grossissement des tubercules, selon la saison de plantation (primeur, arrière-saison)”, souligne Jaouad Zemamou.

Amélioration de l'offre fourragère

Le cheptel est également concerné par ces précipitations automnales, considérées comme les plus importantes pour les parcours naturels, car elles contribuent notamment à “la pousse des herbes de pâturage et l'amélioration de l'offre fourragère par la régénération naturelle des parcours”, assure Jaoud Zemamou.

Ces bénéfices étendent leur bienfaits jusqu’aux apiculteurs, dont les ruchers sont tout aussi dépendants des parcours naturels et des espèces qui y fleurissent. D’autant que la production de miel en 2022 a baissé de 10%, selon les dernières estimations du ministère de l’Agriculture.

Le point commun entre l’ensemble des régions où des précipitations ont été enregistrées, c’est l'arboriculture. Ainsi, l’ensemble des arbres fruitiers plantés dans les zones agricoles précitées vont bénéficier de ces pluies automnales. Car s’ils ne sont pas irrigués, les arbres ont besoin d’eau toute l’année.

Par ailleurs, la situation des barrages n’a pas évolué de manière significative, excepté certains petits barrages qui ont vu leurs réserves augmenter grâce aux dernières précipitations :

- D’une capacité de stockage de 40,1 millions de m3, les réserves (39,4 Mm3) du barrage Garde du Sebou, situé près de Kénitra, ont légèrement augmenté (1,7 Mm3) pour s’établir à 40,1 Mm3, soit un taux de remplissage de 100%.

- A proximité de Sefrou, les réserves du barrage Allal El Fassi, d’une retenue de 63,8 Mm3, sont passées de 56,8 Mm3 à 58,7 Mm3 (+1,9 millions de m3).

- Construit en 1971 en aval de l'oued Drâa, le barrage Mansour Eddahbi, d’une capacité de stockage de 445,3 Mm3, a augmenté de 6,8 Mm3, passant de 66,7 Mm3 à 73,5 Mm3.

- Les réserves du barrage Sidi Driss, situé sur l'oued Lakhdar et d’une capacité de stockage de 2,4 Mm3, ont augmenté de 0,4 Mm3 pour s’établir à 1,6 Mm3.

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