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La planète en proie à une augmentation de la fréquence des vagues de chaleur

Le monde sera confronté à une augmentation significative des vagues de chaleur d'ici 2100 et cela même à supposer que les pays parviennent à atteindre leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, selon une nouvelle étude.

La planète en proie à une augmentation de la fréquence des vagues de chaleur

Le 27 août 2022 à 12h43

Modifié 29 août 2022 à 9h32

Le monde sera confronté à une augmentation significative des vagues de chaleur d'ici 2100 et cela même à supposer que les pays parviennent à atteindre leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, selon une nouvelle étude.

Malgré une probable réduction des émissions de gaz à effet de serre, les vagues de chaleur seront trois à dix fois plus fréquentes en 2100 qu’elles ne le sont aujourd’hui, indique une étude publiée ce jeudi 25 août, par la revue Communications Earth & Environment.

Cette hypothèse est envisageable “quels que soient les efforts déployés pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat signé lors de la COP21 en 2015” assurent les auteurs de l’étude.

Si les vagues de chaleur record des étés récents deviendront beaucoup plus fréquentes dans des régions comme l’Amérique du Nord et l’Europe, l’Afrique n’est pas en reste.

Comparé à certains pays d’Afrique centrale et de l’ouest notamment, le Maroc sera quelque peu épargné. Selon les données des scientifiques, entre 25 et 100 jours d’une vague de chaleur record, pourraient s’abattre annuellement sur le Maroc d’ici à 2100, selon les régions.

Pour compiler ces résultats, l’étude s’est basée sur des indices prenant en compte une combinaison de température et d’humidité de l’air qui mesure l’impact de la chaleur sur le corps humain dont les effets sont extrêmement néfastes.

Un danger pour la santé publique et les systèmes agricoles

Les impacts des températures très élevées sur la santé publique et les systèmes agricoles en termes d’assèchement des sols et de stress hydrique, sont en effet très importants.

“La chaleur extrême contribue à l’apparition de maladies chroniques et est associée à des pertes régulières de temps de travail en plein air «  précisent les auteurs de l’étude.

Et d’ajouter : “ les limites d’adaptabilité aux températures extrêmement élevées peuvent potentiellement menacer l’habitabilité de larges pans de la surface terrestre”.

L’indice de chaleur sert justement à quantifier le stress thermique sur les êtres humains, en tenant compte des effets de la température et de l’humidité sur le stress thermique et condense ces informations en un seul chiffre, exprimé sous forme de température.

D’après le National Weather Service des États-Unis, un indice de chaleur supérieur à 39,5°C est classé comme « dangereux » en raison de l’apparition probable de crampes de chaleur et d’un épuisement.

Pis, un indice de chaleur supérieur à 51°C est quant à lui classé comme étant « extrêmement dangereux » et peut entraîner un coup de chaleur et même la mort en quelques heures.

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