La dette extérieure publique a progressé de 3,8 % à fin mars 2022
Au premier trimestre, par rapport à la même période l’an dernier, la dette extérieure publique a progressé de 3,8% à 388,1 MMDH. La part du Trésor dans la dette publique est restée stable par rapport à fin mars 2021. Idem pour celle des Établissements et Entreprises Publics. Les tirages sur emprunts extérieurs publics baissent de 55% par rapport à fin mars 2021.
Dans un document publié le 3 août, le ministère des Finances a dressé les statistiques de la dette extérieure publique du royaume à fin mars 2022.
Au premier trimestre, l’encours de la dette a progressé de 3,8% à 388,1 milliards de dirhams contre 373,7 milliards de dirhams à fin mars 2021. Sur les trois premiers mois de l’année 2021 seulement, la dette a augmenté de 2,5%.
Le total des tirages de la dette à fin mars 2022 s’élève à 3,9 milliards de dirhams, en baisse de 55% par rapport à la même période en 2021 (8,6 milliards de dirhams à fin mars 2021, ndlr). Dans ces tirages, 2,6 milliards de dirhams ont été mobilisés par la Trésor et 1,3 milliard de dirhams au profit des Etablissements et Entreprises Publics (EEP).
À fin mars 2022, la part du Trésor dans la dette publique atteint 54%, globalement stable par rapport à la même période en 2021 où le Trésor pesait pour 53,8% dans la dette publique.
Dans le détail des tirages effectués par le Trésor à fin mars, 2,1 milliards de dirhams ont été mobilisés pour l’appui aux réformes et 0,5 milliard de dirhams pour les projets du budget.
À fin mars 2022, le total du service de la dette s’élève à 5,5 milliards de dirhams, en hausse de 4,1% par rapport à la même période en 2021 où elle s’affichait à 5,3 milliards de dirhams. Le service a été réglé par le Trésor à hauteur de 2,6 milliards de dirhams et par les EEP à hauteur de 2,9 milliards de dirhams.
La charge en principal s’élève à 4,2 milliards de dirhams à fin mars 2022 en progression de 10,2% par rapport à la même période en 2021. Concernant la charge d’intérêt, elle s’élève à 1,3 milliard de dirhams en baisse de 11,9% par rapport à la même période l’an dernier. Selon les projections du ministère des finances, les charges d’intérêt ne font que décroître sur la période 2023-2029 pour atteindre 4 455 millions de dirhams.
À fin mars 2022, la structure de la dette publique par créancier n’a pas grandement changé par rapport à la même période en 2021. Sur une année glissante, la part de la dette marocaine détenue par des créanciers multilatéraux est passée de 48,7% à 49,7%. La part des MFI et les banques commerciales, est passée de 27,8% à 28,6%. La part détenue par des créanciers bilatéraux est passée de 23,5% à 21,7%.
À découvrir
à lire aussi
Article : SIEL : le Prince héritier Moulay El Hassan préside à Rabat l’ouverture de la 31e édition
Le Prince héritier Moulay El Hassan a présidé, le jeudi 30 avril 2026 à Rabat, l’ouverture de la 31e édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), organisée du 1er au 10 mai sous le haut patronage du Roi Mohammed VI.
Article : Maroc-Chine : l’ambassadeur du Royaume à Pékin mise sur le zéro droit de douane pour stimuler les exportations
Dans un entretien à CGTN, Abdelkader El Ansari indique que des discussions techniques sont en cours pour appliquer la mesure chinoise prévue le 1er mai 2026 pour 53 pays africains.
Article : Cuivre : des résultats de forage prometteurs pour CMR sur le projet d’Agadir Melloul au Maroc
Le groupe britannique annonce des intercepts allant jusqu’à 5 mètres à 1,20% avec or et argent associés, et vise une première estimation de ressource dès le troisième trimestre 2026 sur un site encore très peu exploré.
Article : Gaz : Predator accélère ses projets au Maroc et prépare un pilote de production à Guercif
Le groupe britannique cible en priorité un réservoir estimé à près de 62 milliards de pieds cubes, avec des forages prévus en 2026 après des travaux techniques sur le puits MOU-3.
Article : TPME : le Maroc lance un plan 2026-2030 pour accélérer la croissance des petites entreprises
Porté par Maroc PME autour de quatre axes d’accompagnement, le dispositif doit faciliter l’accès des petites structures à des expertises en digitalisation et en management, avec l’appui de la CGEM et des régions.
Article : Paiements : UnionPay obtient le statut CFC et renforce son ancrage au Maroc
Déjà présente dans 51 pays africains, la filiale du réseau chinois entend faire de Casablanca sa base régionale pour accélérer le déploiement de services transfrontaliers auprès des entreprises et des particuliers.