Les plésiosaures trouvés dans le Saraha marocain auraient vécu en eau douce
La découverte de fossiles de plésiosaures dans un ancien lit de rivière suggère que certaines espèces, traditionnellement considérées comme des créatures marines, auraient pu vivre en eau douce.
Des fossiles de petits plésiosaures, des reptiles marins à long cou de l’âge des dinosaures, ont été découverts dans un système fluvial vieux de 100 millions d’années qui correspond aujourd’hui au Sahara marocain.
A l'origine, les plésiosaures avaient été signalés pour la première fois en 1823 par la paléontologue et chasseuse de fossiles britannique Mary Anning. Il s’agissait de reptiles préhistoriques avec de petites têtes, de longs cous et quatre longues nageoires.
L’annonce de cette découverte a été publiée le 21 juillet dernier dans ScienceDirect, un site web spécialisé dans la publication de revues académiques et d’articles scientifiques. Cette recherche a été dirigée par Georgina Bunker, chercheuse à l’Université de Bath, en Angleterre, aux côtés des paléontologues Nick Longrich, du Milner Center for Evolution de l’Université de Bath, David Martill et Roy Smith, de l’Université de Portsmouth, en Angleterre, et Samir Zouhri, de l’Université Hassan II de Casablanca.
Ces chercheurs ont signalé la présence de petits plésiosaures dans une rivière africaine datant de la période géologique du Crétacé. Ils suggèrent ainsi que certaines espèces de plésiosaures, traditionnellement considérées comme des créatures marines, pourraient avoir vécu en eau douce.
Les fossiles comprennent des os et des dents d’adulte de trois mètres de long, ainsi que l’os du bras d’un bébé de 1,5 mètre de long. Ils laissent entendre que ces créatures vivaient et se nourrissaient régulièrement en eau douce aux côtés de grenouilles, de crocodiles, de tortues, de poissons et de l’énorme dinosaure aquatique Spinosaurus. Les fossiles comprennent également des vertèbres du cou, du dos et de la queue, des dents perdues et l’os du bras d’un jeune juvénile.
Ces fossiles suggèrent par ailleurs que les plésiosaures étaient adaptés à l’eau douce et qu’ils y ont peut-être même passé leur vie, à l’image des dauphins de rivière d’aujourd'hui.
Les dents présentent une forte usure, comme ces dinosaures piscivores Spinosaurus trouvés dans les mêmes lits. Un indice qui, selon les chercheurs, permet de supposer que ces animaux mangeaient la même nourriture et ébréchaient leurs dents sur les poissons blindés qui vivaient dans la rivière. Ils auraient donc passé beaucoup de temps dans la rivière plutôt que d’être de simples visiteurs.
Une possibilité plus probable est qu’ils étaient capables de tolérer l’eau douce et salée, à l’instar de certaines baleines comme le béluga.
Il est même possible que les plésiosaures aient été des résidents permanents de la rivière, comme les dauphins des rivières modernes. Leur petite taille leur aurait en effet permis de chasser dans les rivières peu profondes. Les fossiles témoignent d’ailleurs d’une faune piscicole incroyablement riche.
à lire aussi
Article : Banques cotées : pourquoi le secteur garde un potentiel de redressement
Entre le recul des activités de marché et la baisse des valeurs bancaires en bourse, le secteur connaît un début d'année moins favorable. Les analystes estiment toutefois que cette évolution ne remet pas en cause les fondamentaux des banques cotées. Analyse.
Article : Épisode 9. Le silence de l’avion : pourquoi les supporters ne chantaient pas en route vers Santiago
Après avoir observé la manière dont les supporters marocains se sont progressivement constitués en communauté transnationale, puis comment cette mobilisation a été vécue comme une aventure collective par les joueurs eux-mêmes, une autre scène attire l’attention durant le voyage vers Santiago. Elle peut sembler anodine au premier regard, mais elle révèle probablement beaucoup de l’état d’esprit qui animait les passagers à quelques heures de la finale de la Coupe du monde U20.
Article : Interconnexion Maroc-Allemagne : Sila Atlantik accélère la cadence pour se rapprocher de sa décision finale d'investissement
Après l'épopée Xlinks, le projet d'interconnexion électrique Sila Atlantik s'offre un nouveau départ stratégique. Porté par un contexte européen favorable à la recherche de souveraineté énergétique, Sila Atlantik accélère la cadence en vue d’aboutir à sa décision finale d’investissement (FID) pour exporter l’énergie renouvelable du Maroc vers l’Allemagne à travers deux câbles sous-marins. Révélations.
Article : Prévisions météo pour le lundi 29 juin 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 29 juin, établies par la Direction générale de la météorologie.
Article : Maroc-Espagne : Rabat veut renforcer l’accompagnement des saisonnières dans la migration circulaire
À Huelva, les 25 et 26 juin, le programme WAFIRA II a réuni responsables marocains et espagnols autour du suivi des bénéficiaires avant le départ, pendant le séjour en Espagne et après le retour.
Article : La JICA prépare une étude sur la modernisation et la décarbonation des ports marocains
Prévue de septembre 2026 à février 2027, la mission doit évaluer les besoins du Royaume en matière de trafic, d’exploitation, de digitalisation et de cybersécurité.