Nous avons testé la plateforme de vente d’ovins et de caprins “My Anoc Market”
Déclinée sous forme d'application mobile pour Android, la plateforme publique “My Anoc Market” offre une solution simple et accessible aux utilisateurs. Le coût de la livraison reste toutefois élevé.
Cette année au Maroc, la demande en ovins et caprins pour Aïd Al Adha devrait légèrement dépasser les cinq millions, et l'offre les huit millions de têtes. Si le rituel veut que l'acheteur se déplace pour choisir son mouton en se basant sur certains critères, une alternative existe grâce à “My Anoc Market”.
Cette application mobile d'e-commerce, lancée ce mercredi 22 juin, permet aux particuliers comme aux professionnels d'acquérir une grande variété d'ovins et de caprins, toute l'année, sans avoir à se déplacer et sans passer par des intermédiaires.
Pour en profiter, il suffit de télécharger l'application via Play Store. Seule la version Android est actuellement disponible en attendant les versions IOS, Web et Web mobile. Après son installation, la création du compte prend moins de deux minutes.
L'interface d'accueil aux couleurs vives est simplifiée. Elle consiste en un menu déroulant pour consulter l'historique des transactions et deux catégories principales : les animaux et les éleveurs. Des filtres permettent aux utilisateurs d'affiner leur recherche selon l'espèce (ovin ou caprin), la race, le poids, le prix, l'âge et la localisation.
La navigation est fluide malgré quelques bugs et ralentissements “qui peuvent être dus à la connexion internet”, d'après Jamal Benhamou, directeur du Soft Center à Oujda, où il a veillé au développement de l'application.
Deux modes de livraison
La majorité des offres sont illustrées par des photographies. Un exercice auquel plusieurs éleveurs adhérents de l'ANOC ont été formés, ainsi qu'à la mise à jour du catalogue d'offres. Après avoir sélectionné l'animal, deux modes de livraison, express et standard, sont disponibles.
En plus de pouvoir récupérer l'ovin ou le caprin en se déplaçant chez l'éleveur, le mode standard propose une livraison à domicile, ou via un point relais, 24h à 48h avant l'Aïd. Un timing qui semble serré en cas de problème pendant la livraison.
“Nous avons opté pour cette solution en nous basant sur les retours d'expérience des clients, lorsque l'application a été lancée dans la région de l'Oriental en 2021”, précise Jamal Benhamou. “A l'époque, certains clients nous ont même demandé de leur livrer le mouton la veille de l'Aïd au soir, à cause des difficultés pour l'entreposer.”
En parallèle, l'application offre la possibilité de se faire livrer l'ovin ou le caprin à n'importe quelle date, à domicile ou dans un point relais, à travers le mode livraison express.
La livraison est assurée par le réseau de livreurs partenaires de l'Association nationale ovine et caprine (ANOC). Pour un mouton de 2.400 DH, livré de Jerada vers Casablanca (615 km de distance), le coût de la livraison équivaut à près de la moitié du prix d'achat (1.100 DH). “Le montant de la livraison est fixé de manière dynamique en fonction de la distance”, nous indique Jamal Benhamou.
Concernant le règlement, trois modes sont proposés :
- Par virement bancaire, mais uniquement si l’acheteur possède un compte dans la même banque que celle de l’application, en raison de l’approche de l'Aïd.
- Via une agence de transfert d’argent. Dans ce cas, le client devra envoyer un justificatif de paiement à travers l’application.
- Par cash, mais seulement après avoir versé une avance de réservation par le biais des deux méthodes précédentes. L’acheteur a un délai de 24h pour fournir un justificatif de paiement, autrement sa commande sera annulée.
Le règlement par carte bancaire n’est en revanche pas disponible. Selon Jamal Benhamou, “la carte bancaire était la solution de départ, mais la majorité des acheteurs préfèrent passer par des circuits de paiement en cash”.
à lire aussi
Article : Prévisions météo pour le dimanche 19 juillet 2026
Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le dimanche 19 juillet 2026.
Article : Croisières : le terminal de Casablanca s’attend à un été calme
Avec seulement quelques rares escales prévues en juillet et en août, le port de Casablanca connaîtra une saison estivale particulièrement calme malgré la mise en service de sa nouvelle infrastructure. Une situation jugée prévisible, les compagnies repositionnant leurs navires vers la Méditerranée orientale en été et planifiant leurs itinéraires jusqu’à deux ans à l’avance. Un opérateur et une source de l'ONMT nous expliquent qu'il faudra deux à trois ans pour bâtir un véritable écosystème, encore freiné par le manque de guides, d’autocars et de services adaptés.
Article : Escroqueries financières et phishing : vers un renforcement de la coordination nationale
Les escroqueries financières gagnent du terrain au Maroc comme ailleurs. Réunis à Rabat à l’initiative de Bank Al-Maghrib et de l’ANRF, régulateurs, banques et institutions concernées ont alerté sur l’ampleur du phénomène et appelé à renforcer la vigilance, la coordination et les outils de prévention pour protéger les usagers.
Article : Vague de chaleur : 12 villes ont dépassé les 40°C vendredi 17 juillet
Plusieurs villes marocaines ont enregistré, vendredi 17 juillet, des températures élevées. Elles étaient 34 à dépasser les 30°C. Et 12 villes ont vu le thermomètre grimper au-delà de 40°C.
Article : Mohammed Réda Lahmini élu président de la Commission des affaires économiques, sociales et environnementales de l'APF
Mohammed Réda Lahmini, membre du bureau de la Chambre des conseillers et du groupe de la Confédération générale des entreprises du Maroc, a été élu président de la commission des affaires économiques, sociales et environnementales relevant de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).
Article : Territoires : pourquoi la richesse reste concentrée dans quelques pôles
ENTRETIEN. Entre 2014 et 2024, les disparités entre les régions se sont accentuées : Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma concentrent désormais 58,4% du PIB national. Dans cette interview, le géographe David Goeury explique pourquoi les investissements publics ne suffisent pas à combler ces écarts, et ce qui manque aux territoires en retard pour créer durablement des emplois et de la valeur.