Hyundai Elantra : virage électrifié
Avec un style audacieux et un équipement fourni, la nouvelle génération de l’Elantra espère se faire une place sur le segment des berlines compactes 4-portes. Elle acte surtout l’abandon du Diesel, au profit de l’hybridation essence.
Née il y a plus de trois décennies, l’Elantra est une véritable institution chez Hyundai. Et bien que la balance des ventes penche de plus en plus en faveur des SUV, pas question pour le constructeur coréen de sacrifier sa berline compacte 4-portes. Voici donc arriver la septième génération, qui affiche toujours une identité propre par rapport à la i30, sa congénère à 5-portes.
Cette différenciation est plus que jamais marquée sur le plan du design extérieur. La nouvelle venue joue la carte de l’audace, reprenant la recette inaugurée par le Tucson : la multiplication de lignes qui se croisent pour créer des surfaces sculptées et anguleuses. Le résultat est spectaculaire, avec comme point d’orgue la balafre en “Z” habillant les flancs, dont le tracé converge jusqu’aux feux arrière, logés en creux sous un imposant becquet intégré. Amateurs de sobriété et de courbes douces s’abstenir. Un cran plus sage, la face avant réinterprète la calandre “en cascade” si chère à Hyundai, prolongée par des optiques effilées.
De l’espace et des équipements
Dans l’habitacle, l’inspiration est plutôt du côté de la grande sœur Sonata, avec cette planche de bord organisée autour de deux écrans. Le premier, d’une diagonale de 10,25 pouces, fait office de combiné d’instruments, alors que le second de 8 pouces se dédie au système d’infodivertissement. Hyundai a eu le bon goût de résister au tout tactile, conservant des commandes physiques pour les boutons du volume audio et de la climatisation. Les designers se sont toutefois fait plaisir avec une poignée de maintien longeant la console centrale côté passager, et un curieux panneau à gauche du tableau de bord… qui n’a d’autre fonction qu’esthétique.
Outre sa présentation plaisante et sa finition assez soignée, cet intérieur a également le sens de l’accueil. Mettant à profit des dimensions à la lisière d’une familiale (4,67 m de long, soit 6 cm plus que la précédente génération), la nouvelle Elantra offre une habitabilité amplement suffisante pour 4 personnes, ainsi qu’un coffre au volume de 474 litres, dans la moyenne haute de la catégorie.
La berline coréenne multiplie également les attentions au chapitre des équipements. La version de base “Inventive” propose un accastillage très fourni (accès et démarrage mains libres, frein de parking électrique, recharge de smartphone sans fil, siège conducteur à réglage électrique, caméra de recul, projecteurs Full LED…), complété sur la finition supérieure “Seductive” par quelques ajouts, dont la sellerie cuir et le toit ouvrant.
De l’hybride et rien d’autre
C’est bien entendu sous le capot qu’a lieu le grand chambardement. Exit les motorisations Diesel, qui ont depuis toujours fait le menu de l’Elantra : la compacte coréenne n’est désormais disponible chez nous qu’en version hybride essence. Celle-ci reprend le groupe officiant déjà sur le Kona hybride, composé d’un 1.6 l essence de 104 ch et d’un électromoteur de 43 ch, alimenté par une batterie de 1,32 kWh.
Développant une puissance cumulée de 139 ch et 170 Nm de couple, l’ensemble est associé à la boîte robotisée à double embrayage DCT6, et revendique une consommation normalisée de 4,5 l/100 km. Comme il est d’usage sur les hybrides, la transition entre moteur thermique et moteur électrique se fait de manière transparente, avec la possibilité d’afficher les modes de fonctionnement sur l'écran central.
En faisant l’impasse sur le “mazout” pour l’hybridation, l’Elantra abandonne le terrain des Skoda Octavia et Renault Mégane Sedan, pour se placer désormais en rivale directe de la Toyota Corolla Prestige qui faisait jusqu’à présent cavalier seul dans le segment des berlines compactes électrifiées. La Coréenne affiche d’ailleurs des tarifs voisins de ceux de la Nippone, mais peut avancer une puissance et un équipement sensiblement supérieurs… ainsi qu’une livrée autrement plus démonstrative.
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