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Quel est le potentiel photovoltaïque de votre logement ? Un nouveau géoportail fournit la réponse

Développé par Green Energy Park, le cadastre solaire est un outil d'aide à la décision qui fournit aux utilisateurs des informations sur le potentiel photovoltaïque des toitures d'immeubles et d'autres constructions. Le projet, développé par une équipe 100% marocaine, est accessible à tous sur le géoportail 'gepmapping'.

Quel est le potentiel photovoltaïque de votre logement ? Un nouveau géoportail fournit la réponse

Le 22 avril 2022 à 15h00

Modifié 25 avril 2022 à 1h10

Développé par Green Energy Park, le cadastre solaire est un outil d'aide à la décision qui fournit aux utilisateurs des informations sur le potentiel photovoltaïque des toitures d'immeubles et d'autres constructions. Le projet, développé par une équipe 100% marocaine, est accessible à tous sur le géoportail 'gepmapping'.

En libre accès, le géoportail gepmapping a été développé par Green Energy Park (GEP), elle-même constituée par l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) et l’Université Mohammed VI polytechnique.

Il contient des cartes de potentiel solaire et éolien au Maroc et en Afrique, ainsi qu’un cadastre solaire, développé par une équipe 100% marocaine et lancé en 2018 à Ben Guerir. Ce cadastre est un “outil d’aide à la décision qui fournit aux utilisateurs des informations par rapport au potentiel photovoltaïque des toitures des immeubles”, comme l’explique à Médias24, Hachem Saâdaoui, chef de projet cadastre solaire.

De quoi s’agit-il ?

“Entre 2018 et 2021, le cadastre solaire s’est généralisé à trois autres villes ; à savoir Rabat, Casablanca et Dakhla”, nous indique Ahmed Benlarabi, responsable partenariat et business développement à l’IRESEN. Selon lui, l’intégration d’autres villes dont Mohammédia, El Jadida et Bouskoura est en cours.

Lors de son lancement en 2018, la GEP avait pour ambition de généraliser le cadastre solaire à tout le Maroc en l’espace d’une année. Une ambition qui s’est confrontée à la dure réalité du manque de data, ou plutôt à la difficulté d’y accéder.

“Pour faire ressortir la carte des toitures, il faut des inputs dont la géographie, les repères topographiques, les données de l’agence urbaine, etc. Or, l’accès à toutes ces données est assez challengeant. C’est ce qui a freiné le développement du projet”, explique Ahmed Benlarabi.

“Même lorsque les données existent, elles ne sont pas toujours numérisées. Il faut les convertir en un autre format. Parfois, elles portent sur des régions reculées du Royaume, là où il n’y a pas de visibilité ni de plan urbain”, poursuit-il.

Après s’être confronté à ces difficultés, la GEP se projette “d’ici 2024 au maximum, si tout se passe bien”, pour “généraliser le projet à l’ensemble du Maroc”.

Comment ça marche ?

Le cadastre solaire est accessible à tous sur le géoportail de Green Energy Park. Selon Hachem Saâdaoui, “la carte de cadastre offre une résolution spatiale pour la donnée solaire de 30 mètres, et jusqu’à une une résolution de 1 mètre par toiture”. En d’autres termes : la résolution est “très précise”.

Sur le portail, il est possible de consulter les toitures de toutes les villes intégrées dans le cadastre à ce jour. Un “rapport” y est généré, dans lequel figurent des indications sur la puissance, la production annuelle, la réduction du CO2, ainsi que le coût d’investissement approximatif.

“Tout ce projet a été développé en interne, au niveau de Green Energy Park, par une équipe 100% marocaine, venue rejoindre Hachem Saâdaoui, qui a été seul à développer le projet en 2018 au niveau de Ben Guerir. Depuis, l’équipe de compétences s’est agrandie”, ajoute Ahmed Benalarabi.

Quels coûts ?

“Le géoportail est en open source, c’est-à-dire qu’il n’y a aucune génération de bénéfices derrière. Tout cela est motivé par une volonté de populariser les énergies renouvelables et de contribuer au développement du Maroc, sans pour autant alourdir ses charges”, indique le responsable partenariat et business développement à l’IRESEN.

Dans ce sens, l’équipe en charge du projet a utilisé des équipements acquis en 2013 par l’Institut de recherche, dont des stations météo. Les sommes investies dans ce projet correspondent donc aux salaires des membres de l’équipe, ainsi qu’à l’acquisition de “quelques logiciels”. Soit un coût dérisoire par rapport à d’autres grands projets développés par la GEP ; à savoir “la bande de recharge qui nécessite des investissements colossaux”, précise-t-il.

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