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Lancement imminent de l’appel d’offres de la station de dessalement de Casablanca

L’appel d’offres pour le démarrage des travaux de la station de dessalement d’eau de la région Casablanca-Settat va être lancé dans les prochains jours, selon une source sûre. 

Photo MEDIAS24

Lancement imminent de l’appel d’offres de la station de dessalement de Casablanca

Le 26 février 2022 à 17h14

Modifié 26 février 2022 à 17h15

L’appel d’offres pour le démarrage des travaux de la station de dessalement d’eau de la région Casablanca-Settat va être lancé dans les prochains jours, selon une source sûre. 

Le lancement de ce marché donnera le coup d’envoi de la concrétisation de ce projet stratégique, dans un contexte marqué localement par la plus grave sécheresse depuis les années 1980.

Ce projet est destiné à servir jusqu’à 200 millions de m3 par jour. Un apport en eau considérable pour la plus grande ville du Royaume en ces temps où la ressource se fait rare.

Mustapha Baitas, porte-parole du gouvernement, a d’ailleurs insinué, à deux reprises, qu’il y avait eu des retards inexpliqués dans l’avancement de ce projet. Sondée par Médias24, une source bien informée explique que ce retard est attribuable à l’ancien exécutif.

Les explications du retard

Sous le gouvernement El Otmani, le projet était porté par le ministère de l’Equipement et du transport. En novembre 2020, Abdelkader Amara avait avancé que les démarches et les étapes procédurales avaient été entamées pour la réalisation du projet de dessalement de l’eau de mer à Casablanca.

En juin 2021, il avait présidé une réunion pour « s’enquérir de l’état d’avancement des différentes études détaillées ». Un bref communiqué publié sur le site du ministère explique que « plusieurs sujets ont été abordés, notamment l’assiette foncière, le système de partenariat public-privé pour la réalisation dudit projet, l’étude de l’impact de la future station sur l’environnement, ainsi que le cadre juridique et réglementaire du porteur de ce projet. Un certain nombre de points concernant les procédures liées au projet ont également été discutés lors de cette réunion ». Sans toutefois donner plus de détails.

« A son arrivée, le nouvel exécutif a voulu s’enquérir de l’avancement du projet. Le ministre de l’Equipement et de l’eau, Nizar Baraka, s’est alors tourné vers l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) pour obtenir des informations. Or, l’Office n’était pas impliqué dans le processus. Compte tenu du retard accumulé et de l’urgence du contexte, Nizar Baraka a demandé à l’ONEE de reprendre la main sur le projet », confie notre source.

L’Office a examiné ce qui avait été fait et a entrepris le lancement de l’appel d’offres pour l’assistance relative au volet financier dans le cadre du partenariat public-privé. Quant au lancement de l’appel d’offres pour la réalisation de la station, il est imminent.

Le dessalement, indispensable pour sécuriser l’eau potable entre El Jadida et Casablanca

La station nécessitera au minimum deux ou trois ans avant d’être opérationnelle. Celle d’Agadir a été mise en exploitation après trente-six mois de travaux continus.

La station de Casablanca permettra, d’une part, de soulager la pression sur l’approvisionnement en eau potable de la zone atlantique entre El Jadida et Casablanca et, d’autre part, d’alléger la pression sur les ressources en eau du bassin de Oum Er-Rbia.

En effet, l’approvisionnement en eau potable de la côte atlantique de la région Casablanca-Settat est assuré à partir des ressources en eau des deux bassins hydrauliques de Oum Er-Rbia et de Bouregreg-Chaouia. Les ressources en eau du bassin du Bouregreg, mobilisées au niveau du barrage Sidi Mohamed Ben Abedellah (SMBA), sont allouées en totalité à l’alimentation en eau potable de la zone côtière Rabat-Casablanca.

« La survenue de périodes sèches au sein de la série hydrologique observée au niveau du barrage SMBA », comme c’est le cas cette année, « affecte de manière significative la garantie de mobilisation des ressources en eau au niveau de ce bassin pour la satisfaction des besoins en AEP (alimentation en eau potable, ndlr) de ladite zone sans déficit », indique une note sur le projet.

Selon le même document, le bassin de Oum Er-Rbia souffre d’un déséquilibre croissant entre l’offre et la demande en eau, en raison de l’accroissement continu de cette dernière et de la saturation des ressources en eau mobilisées par les barrages. Ce bassin assure à la fois l’irrigation des périmètres du Tadla, du Haouz et des Doukkala, ainsi que l’alimentation en eau potable des villes de Khouribga, El Jadida, Safi, Béni Mellal, Marrakech, Casablanca, Settat, Berrechid et des centres avoisinants.

Cette station de dessalement vient donc répondre à un véritable problème qui va s’accentuer avec le temps. Le projet sera réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé. La livraison de l’eau dessalée sera opérée en fonction des besoins effectifs de la région de Casablanca, de la capacité de production des ressources mobilisées et de leur disponibilité.

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