Mairie de Fès : un budget de 695 millions de dirhams pour 2022

Le premier budget voté par le nouveau conseil de la ville n'a pas évolué par rapport à celui de 2021. Le financement du budget paraît comme un casse-tête pour le nouveau maire, qui promet tout de même de trouver des solutions.

Mairie de Fès : un budget de 695 millions de dirhams pour 2022

Le 11 novembre 2021 à 20h25

Modifié 12 novembre 2021 à 8h00

Le premier budget voté par le nouveau conseil de la ville n'a pas évolué par rapport à celui de 2021. Le financement du budget paraît comme un casse-tête pour le nouveau maire, qui promet tout de même de trouver des solutions.

Le conseil communal de la ville de Fès, réuni en session extraordinaire ce lundi 8 novembre, a voté un budget de 695 millions de dirhams pour 2022, un montant identique à celui de 2021.

Pour ce qui est des revenus, 459 millions de dirhams (66% du budget) proviennent d’impôts et taxes locales, alors que 236 millions de dirhams (34%) proviennent de la part de la commune dans la TVA.

Côté dépenses, 549 millions de dirhams (79%) concernent les salaires, les charges de la dette, la gestion des déchets, la consommation en eau et électricité, et la prime aux arrondissements.

La masse salariale est de 201 millions de dirhams, l’équivalent de 29% des dépenses communales pour 2022. Alors que 104 millions de dirhams (15% des dépenses) vont aller au remboursement de la dette au fonds d’équipement communal (FEC).

La vision du nouveau maire pour l’avenir de la ville

« On travaillera à améliorer les revenus extraits du marché de gros et du marché de poisson. On projette d’ailleurs de construire un nouveau marché de poisson pour lequel nous allons chercher le soutien financier », annonce le nouveau maire.

Il explique aussi qu’il veut faire des espaces verts l’une de ses priorités, notamment en augmentant le budget d’entretien de 5 millions de dirhams en 2021 à 7 millions de dirhams en 2022. “Nous allons faire revivre des espaces verts délabrés et qui ont été oubliés”, déclare-t-il.

Abdeslam Bekkali a expliqué qu’il y avait beaucoup de choses à faire dans la ville de Fès, mais qu’avec un budget de 695 millions, il n’était pas possible de faire grand chose. « Rien qu’une trémie coûte 50 millions de dirhams », déclare-t-il. Son premier rôle sera donc d’augmenter les revenus de la ville.

Pourtant le montant du budget prévu pour 2022 ne diffère pas de celui de 2021. Ce dernier était un budget préparé dans un contexte de crise sanitaire et avait été revu à la baisse par rapport au budget de 2020 qui était de 740 millions de dirhams, ont signalé des conseillers de l’opposition.

Alors que la reprise économique se confirme dans le pays, Abdeslam Bekkali a répondu que les prévisions donnaient seulement 640 millions de dirhams de revenus en 2022 et qu’il s’engage à aller chercher le restant pour boucler le budget.

Le transport urbain

Par ailleurs, Abdeslam Bekkali a informé les membres du conseil qu’il a notifié City Bus, l’entreprise chargée de la gestion déléguée du transport urbain à Fès, de la nécessité de fournir 194 bus neufs dans un délai de 30 jours, sous peine d’amende.

« J’ai signalé à cette société qu’elle a des défaillances notables par rapport à ses obligations dans le cahier des charges, sur lequel elle s’est engagée avec la commune ».

« 122 anciens bus de l’ère de la RATF devaient être remplacés, ils ne l’ont pas été. En plus cette société doit mettre en circulation 194 bus neufs, chaque jour de retard lui coûtera 100.000 DH d’amende« , prévient-il.

« Ils ont été avertis de cela par voie d’huissier de justice, ce 5 novembre. Ils ont un délai de 30 jours pour apporter ces 194 nouveaux bus ».

Les parkings

Au sujet de la société de développement locale Fès Parking, créée par son prédécesseur Driss Azami et qui avait fait couler beaucoup d’encre, Abdeslam Bekkali a apporté quelques précisions.

Le nouveau maire a montré qu’il était en principe pour la poursuite du projet, qui va selon lui permettre d’apporter des investissements dans ce secteur et d’apporter plus de revenus à la commune. Il a tout de même évoqué une révision à la baisse des prix appliqués, comme étant une possibilité que permet le cahier des charges.

Il a précisé en même temps que la société allait employer au minimum 400 gardiens qui sont actuellement actifs dans les zones concernées, comme salariés déclarés à la CNSS. Il a également expliqué que la tranche horaire entre 20H du soir et 8H du matin n’était pas concernée par le paiement du parking.

Ce partenariat public-privé permettra à la commune de toucher une indemnité de 6 millions de dirhams par an. Les partenaires privés s’engagent également, dès le départ à investir 74 millions de dirhams dans des parkings souterrains.

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