Campagne d’olives : nette amélioration de la récolte en perspective
Les opérateurs de la filière oléicole retrouvent le sourire. Les craintes affichées lors du démarrage de la récolte des olives quant à la perspective d’une production en forte baisse, se sont finalement dissipées.
"L’heure est à l’optimisme", se félicite Rachid Benali, président de l’Interprofession oléicole, qui vient d’effectuer une tournée à travers quelques régions de production d’olives.
Pour le chef de file des opérateurs de la filière, "même si le profil de calibrage a peu évolué dans la plupart des régions, la récolte s’annonce en hausse de 20% par rapport à la dernière campagne". Et la situation pourrait encore évoluer selon les conditions climatiques des semaines à venir, en particulier concernant les zones et variétés tardives. C’est le cas des régions de Taounate, Sefrou et Ouezzane.
Pour le moment, deux des principales régions de production, Fès-Meknès et Marrakech-Safi, affichent une hausse de la récolte, alors que le Nord et Beni-Mellal-Khénifra accusent une baisse. A noter que les deux premières régions totalisent à elles seules 60% de la production globale des olives.
Toutefois, la production des olives de table devrait se replier lors de cette campagne, en raison de la prédominance du petit calibre. Au démarrage de la cueillette des olives vertes destinées à la conserve, les fruits avaient en effet trop souffert des fortes chaleurs qui sévissaient dans les deux principales régions de production.
Actuellement, la cueillette pour la trituration bat son plein depuis le 20 octobre dernier.
Pour Rachid Benali, le rendement en huile d’olive est d’un niveau normal. Il varie entre 16% et 20% selon les régions et les variétés. Et les prix au consommateur final varie entre 45 et 50 DH/litre.
Grande percée
Occupant plus d’un million d’hectares, l’olivier est présent dans la plupart des régions marocaines. En 2019-2020, la production nationale des olives s’était établie à plus de 1,9 million de tonnes. Lors de cette même campagne, la production de l’huile d’olive s’est située à près de 145.000 tonnes, et celle d’olives de table a atteint 130.000 tonnes.
En termes de superficie et pour atteindre la production cible de 2,5 millions de tonnes d’olives, le Contrat programme avait prévu un plan d’extension des plantations et d’amélioration des performances des oliveraies existantes sur une surface de l’ordre de 1,22 million d’hectares à l'horizon 2020. Ce qui a été réalisé à hauteur de 94%, selon les données du ministère de l’Agriculture.
Grâce au plan oléicole, le Maroc s’est imposé au niveau international en se classant 3e pour les ventes des olives de table. En moyenne, l’export porte sur 90.000 à 130.000 tonnes par an, alors que les ventes d’huile d’olive dépassent un peu plus les 31.000 tonnes.
La dynamique de la filière retient l’attention des divers partenaires, y compris la concurrence. Une toute récente étude espagnole place le Maroc au 5e rang des producteurs d’huile d’olive. Elle le crédite ainsi d’un volume de 140.000 tonnes pour cette campagne.
Quoi qu’il en soit, l’oléiculture marocaine demeure une composante fondamentale du secteur agricole. L’olivier constitue la principale filière fruitière cultivée, étant donné qu’elle représente 65% de la sole arboricole nationale.
Ce secteur contribue à hauteur de 5% au PIB agricole et réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 6,6 milliards de DH.
Globalement, la production nationale d’olive est triturée à raison de 65%, alors que 25% est destiné à la conserverie. Le reste étant autoconsommé ou perdu.
La transformation des olives se fait par un secteur moderne composé d’unités industrielles et semi-industrielles, et par une activité traditionnelle constituée de conserveries artisanales et de maâsras. Actuellement, le secteur moderne de transformation des olives compte 364 unités, dont 270 sont spécialisées dans la trituration et le reste dans le traitement des olives de table.
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