Comader soutient les avocatiers marocains contre le lobby agricole espagnol
Pas de répit dans la campagne menée par des lobbies agricoles espagnols. Poivrons, tomates ainsi que certaines variétés d’autres primeurs d’origine marocaine ont été ciblés pour diverses raisons. «Souvent sans aucun fondement», soulignent des professionnels tout comme les autorités en charge du contrôle sanitaire.
Cette fois-ci, il est question de «la présence de produits phytosanitaires non-autorisés sur les avocats marocains». Ce qui fait sortir de ses gonds l’Association marocaine des producteurs d’avocat (MAVA) qui dénonce «vigoureusement les allégations mensongères et diffamatoires de l’Association des agriculteurs de Valence (AVA-ASAJA).
La profession marocaine est d’autant plus renforcée dans sa réaction que le produit incriminé, le chlorpyrifos en l’occurrence «est strictement interdit et contrôlé au Maroc depuis Octobre 2020. La décision d’interdiction ayant été prise pour s’adapter à la réglementation de l’Union européenne. A cet effet, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires est formel : «le suivi est assuré en étroite collaboration avec les correspondants européens et la mise à jour des standards est régulière».
Derrière la sortie de la corporation espagnole, il est question bien évidement d’intérêts économiques.
L’Espagne et notamment la région de Malaga-Velez absorbe plus de 60% de l’export marocain d’avocat. Et la dynamique va en s’accentuant, vu la qualité et le goût du produit marocain par rapport à la concurrence.
«Les démarches hostiles ne se justifient que par des craintes de perte de parts de marché», souligne Comader.
En effet, l’avocat marocain bénéficie d’un fort engouement du marché communautaire européen qui représente 90% des exportations notamment, du fait de sa qualité gustative ainsi que de la proximité (export par camion) qui permet de conserver la fraîcheur du produit.
Il est à noter que l’avocat marocain bénéficie de conditions pédoclimatiques favorables à son développement. La jeunesse des vergers implantés lui garantit un avenir encore prospère.
Seul bémol, l’avocatier est trop gourmand en eau.
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