Le Maroc se lance dans l'élimination écologique des cartouches d'encre usagées
Le département de l'Environnement a organisé, lundi 14 juin à Rabat, une rencontre pour lancer un processus de l'élimination écologique des cartouches d'encre usagées.
Cette démarche, qui s'inscrit dans le cadre des activités programmées à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement (5 juin), vise à attirer l'attention du public et des différents acteurs sur les enjeux environnementaux et du développement durable.
Cette opération s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d'action sectoriel du Pacte de l'exemplarité de l'administration, notamment en matière de gestion écologique des déchets d'appareils de communication et d'information qui causent plusieurs dommages environnementaux et sanitaires, du fait qu'il contiennent des matières dangereuses.
Dans une déclaration à la MAP, le secrétaire général du département de l'Environnement, Mohamed Benyahia, a indiqué que cette opération modèle vient sensibiliser aux dangers des matériels bureautiques et électroniques, notamment les cartouches d'encre usagées qui contiennent de nombreuses substances toxiques.
M. Benyahia a jugé nécessaire de traiter ces déchets d'une manière écologique par des spécialistes du domaine, notant que pour atteindre cet objectif, le département a conclu un partenariat avec l'Association marocaine des professionnels de la valorisation et de l’élimination des déchets industriels (AMVEDI), agréée par l'Etat pour le transport et le traitement de ce genre de déchets.
S'agissant des objectifs escomptés par ce processus, le secrétaire général a relevé les efforts déployés pour faire des administrations un modèle dans la gestion des déchets électroniques.
Le département de l'Environnement appelle toutes les institutions gouvernementales et non-gouvernementales à améliorer la gestion des déchets pour s'aligner sur les politiques environnementales et les grandes orientations écologiques du Royaume, a-t-il ajouté.
De son côté, Nasreddine Yahyaoui, directeur d'une société privée de gestion des déchets électroniques, a mis l'accent sur la nécessité de traiter les déchets bureautiques tels que les ordinateurs et les imprimantes, car ils contiennent des substances toxiques qui menacent la santé publique, rappelant que les lois régissant ce domaine disposent que les déchets toxiques doivent être obligatoirement traités par des entreprises spécialisées et autorisés. Cette société travaille actuellement avec le département de l'Environnement dans le cadre d'un partenariat, afin de rechercher des solutions efficaces et valoriser les déchets électroniques toxiques, a-t-il poursuivi.
Au niveau national, environ la moitié des déchets électroniques et bureautiques provient des administrations publiques et des entreprises privées.
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