Poisson: les intermédiaires font de nouveau flamber les prix
Le débat sur la hausse des prix du poisson refait, encore, surface, comme chaque année, durant le mois de Ramadan. Bien que les débarquements soient stables et les marchés de gros, suffisamment, approvisionnés, les intermédiaires font flamber les prix.
De nombreux consommateurs casablancais dénoncent la hausse des prix du poisson, observée, depuis les premiers jours du mois de Ramadan.
Contactés par Médias 24, différents armateurs ainsi qu’un responsable au marché de gros de poissons de la ville, nous assurent que le marché national est bien approvisionné, qu’il y a une autosuffisance et que les prix restent relativement stables. Tous pointent du doigt les intermédiaires qui dérèglent les prix, durant ce mois sacré, afin de gagner le plus possible.
L’offre dépasse la demande au marché de gros de Casablanca
Joint par Médias 24, le président de l’Association du marché de gros de poisson de Casablanca, nous confirme que «le marché est très bien approvisionné et les prix n’ont pas, réellement, changé. On peut même dire que l’offre dépasse la demande».
Par exemple, «ces deux derniers jours, une grande quantité de sardines et d’anchois, produits phares du Ramadan, est restée invendue au marché de gros» de la ville. «Pour l’anchois, qui est normalement vendu à des prix élevés durant ce mois, il a été écoulé, ces derniers jours, à 100 DH la caisse, soit de 22 à 24 kg».
«Il n’y a, donc, pas lieu de parler de hausse des prix, au niveau du marché de gros, rumeur qui refait surface, en cette période de l’année».
Légère hausse des prix à la source
Kamal Sabri, président de la Chambre des pêches maritimes de l’Atlantique nord, nous apprend, pour sa part, «qu’il y a une très légère hausse des prix, au niveau de la source, estimée à peine à 5 ou à 6%, ce qui est normal, vu que la culture culinaire des Marocains change, durant Ramadan et que la consommation du poisson augmente».
Toutefois, la hausse des prix constatée, par le consommateur final, «est principalement due aux intermédiaires qui deviennent plus nombreux, en cette période de l’année». Il y a notamment «des gens qui exercent d’autres métiers et qui deviennent vendeurs de proximité de poisson, durant le mois sacré».
«Ce problème ne relève ni des producteurs, qui sont les armateurs, ni de l’Office national des pêches, puisque leur mission prend fin au marché de gros. Ce sont certains détaillants qui rachètent au marché de gros» qui font flamber les prix au détail.
«C’est donc le rôle des Communes, notamment, de la police administrative qui doivent se charger du contrôle. Le commerce de poisson, dans les quartiers, doit être organisé, en mettant en place des marchés structurés de proximité. Et au niveau de chaque marché, un responsable doit se charger, quotidiennement, du contrôle des prix».
Par ailleurs, «les prix diffèrent d’un quartier à un autre. Quand on parle de Mâarif ou de Bourgogne, ce n’est pas Sbata ou Hay Hassani».
M. Sabri souligne, également, que «le poisson est un produit périssable. Si on laisse le poisson frais, tel que la sardine, le merlan et l’anchois, plus que 30 minutes au soleil, il devient impropre à la consommation. Quant au poisson congelé, il ne doit pas dépasser 20 à 30 minutes hors congélateur». La dégradation de la qualité du poisson, peut entraîner des intoxications qui peuvent être dangereuses pour les enfants. «Les gens ne sont pas conscients du danger que représente le poisson qui n’est plus frais».
Le marché national alimenté par 3.500 T de poisson congelé pour Ramadan
Selon un armateur de la pêche hauturière à Agadir: "Il s’agit de la 3e édition de l'opération 'poisson à prix raisonnable', lancée à l’initiative d’armateurs d’Agadir, en coordination avec le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime, à l’occasion du Ramadan, dans le but de faire profiter toutes les catégories».
Ainsi, «3.500 tonnes de poisson congelé vont alimenter le marché national, durant le mois sacré. Différentes espèces seront proposées, notamment, les plus consommées, en cette période de l’année». «Celles-ci seront proposées à des prix raisonnables. A titre d’exemple, la solette est vendue à 28 DH/ Kg, la sole friture à 30 DH/ Kg, le merlan, qui est, normalement, vendu à 80 DH/ Kg est proposé à 21 DH/ Kg, la corbine à 15 DH/ Kg, le requin nettoyé à 25 DH/ Kg, le calamar à 60 DH/ Kg et la dorade à 60 DH», ajoute la même source.
Selon Kamal Sabri qui nous confirme, également, cette information, le poisson congelé est de bonne qualité, «puisqu’il est congelé à bord des bateaux, en mer. Il faut, juste, l’acheter dans des marchés structurés et organisés, avec des factures et éviter les marchands ambulants».
À découvrir
à lire aussi
Article : Ligue des champions de la CAF : l’AS FAR élimine la RS Berkane et rejoint Mamelodi Sundowns en finale
Battu 1-0 à l’extérieur, le club rbati a validé son billet grâce à son succès 2-0 à l’aller, retrouvant l’ultime rendez-vous continental pour la première fois depuis 1985, où il avait été sacré.
Article : Éducation : le Maroc renforce sa coopération avec l’université chinoise Beihang
Le ministère marocain de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports a signé vendredi 17 avril à Rabat une convention de partenariat avec l’université chinoise Beihang University, visant à renforcer la coopération bilatérale en matière d’enseignement, de recherche scientifique et d’innovation technologique.
Article : Sahara : Bruxelles se projette déjà sur l’investissement
Sur Medi1TV, la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères a présenté l’issue "politique" du différend autour des provinces du Sud comme un facteur d’accélération d’une dynamique européenne déjà amorcée sur le terrain.
Article : Agents de gardiennage : vers la fin des journées de 12 heures payées seulement 8
Le gouvernement, en concertation avec les partenaires sociaux, veut corriger une situation persistante en revoyant le cadre légal applicable aux amplitudes horaires dans la sécurité privée.
Article : Cinéma. Dans “Calle Málaga”, Maryam Touzani célèbre la vie et lève le tabou de la vieillesse
Né de la douleur, de la perte et du besoin de garder vivant le souvenir de sa mère, le nouveau film de Maryam Touzani se veut un hommage à la renaissance. Dans les rues de Tanger, la réalisatrice nous confie son souhait de transformer la vieillesse en un privilège et de faire de la fiction un espace de liberté pour filmer la persistance de l'être et l'amour de la vie.
Article : Race to the bunkers: Algiers rattled by the FAR’s technological rise
Satellite images circulating on social media point to unusual activity across the border. The Algerian army appears to be stepping up the construction of underground structures, underscoring its concern over the precision of Moroccan strike systems.