img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
TOURISME

Maroc-Israël : Pas de vols directs avant la certification sécuritaire des aéroports marocains

Alors que toute la presse annonce le début des vols directs, entre les deux pays, après le Ramadan, Médias24 apprend d’une source officielle qu’une dernière étape cruciale n’a pas été franchie. Selon notre interlocuteur, les autorités aéroportuaires attendent toujours la visite d’une équipe israélienne de sécurité qui devra valider, le parcours des voyageurs, avant de démarrer les liaisons aériennes, en juin.

Maroc-Israël : Pas de vols directs avant la certification sécuritaire des aéroports marocains
Samir El Ouardighi
Le 21 avril 2021 à 17h26 | Modifié 21 avril 2021 à 17h59

Si Abderrahim Bayoud, chef du bureau de représentation du Maroc en Israël, a, en effet, annoncé, mardi 21 avril, que le lancement de vols directs, entre les deux pays se ferait après le ramadan, rien ne pourra se faire, avant l’arrivée, très attendue, d’experts israéliens en procédures sécuritaires d’embarquement aérien.

La procédure politique et administrative a été menée à son terme

Sollicitée par Médias24, une source officielle nous affirme que la procédure administrative a été menée à son terme, après la signature de l'accord aérien entre les deux pays.

« Avec la pandémie actuelle, le ministère de la Santé aura son mot à dire, avant le lancement effectif des lignes mais, plus rien ne s'oppose, à un démarrage imminent car la décision politique a été prise en décembre dernier.

Un lancement probable vers le mois de juin

« Si la déclaration du chef du bureau de représentation du Maroc en Israël à spécifié que les vols commenceront après le Ramadan, c’est-à-dire en mai, le représentant diplomatique d'Israël a annoncé, quant à lui, qu'elles devraient démarrer, au plus tard, dans 2 mois, soit au mois de juin prochain.

« Avant que la DGAC ne délivre une autorisation pour les vols A/R des compagnies concernées, il reste encore une dernière condition importante à remplir, de part et d'autre, dans le cahier des charges.

La balle est dans le camp de l’ONDA

« Aujourd'hui, la balle est dans le camp de l’ONDA qui doit prouver aux israéliens que nos aéroports sont sûrs, afin que les compagnies (RAM, El Al et Israair) puissent établir leur programme de vols.

« En effet, pour que chaque compagnie aérienne puisse opérer normalement, il faudra, d'abord, répondre à certaines questions particulières, liées à la sécurité des vols.

« Pour cela, une équipe d’Israéliens devra, d'abord, visiter tous les aéroports du Maroc qui seront desservies, par les trois compagnies aériennes qui opéreront, entre le Maroc et Israël.

Une équipe d’experts israéliens devra valider les procédures d’embarquement

« Elle aura pour mission de vérifier la sécurité du parcours aéroportuaire, emprunté par les passagers marocains et israéliens (entrée et sortie de l’aérogare), afin de s'assurer qu’il n'y a aucune lacune, au niveau des points de contrôles (douane, police).

« Sachant que les israéliens sont très à cheval sur les questions de sécurité, dans tous les aéroports de la planète que ses ressortissants utilisent, cette équipe devra, donc, valider les procédures marocaines d'embarquement, afin de voir si elles sont conformes aux normes israéliennes et internationales », révèle notre source qui précise que l’audit sécuritaire aura, d’abord, lieu dans les deux aéroports de Casablanca et Marrakech, prévus pour être desservies, au lancement des vols directs Maroc-Israël.

Après la certification aéroportuaire, la programmation et le lancement des vols pourront commencer

Selon notre interlocuteur, les équipes israéliennes ne sont pas encore arrivées au Maroc, pour évaluer la fiabilité des infrastructures aéroportuaires mais leur visite doit intervenir, au cours du mois d’avril.

« Ainsi, ce n'est qu'à partir du moment où les aéroports internationaux du Maroc obtiendront leur certification sécuritaire, que les compagnies marocaine et israéliennes pourront, alors, librement programmer des vols, entre les deux pays, conformément aux dispositions de l'accord aérien.

« En effet, dès que les israéliens auront validé nos parcours aéroportuaires, les compagnies n'auront plus qu'à déterminer les slots et la programmation des lignes qui pourront avoir une fréquence quotidienne ou hebdomadaire, avec des plages horaires particulières », conclut notre source qui se dit optimiste, sur un lancement en juin prochain, du fait qu’Israël soit un des seuls pays de la planète dont la population est presque vaccinée et à ne pas faire l’objet de mesures d’embargo de ses avions.

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Samir El Ouardighi
Le 21 avril 2021 à 17h26

à lire aussi

“Escobar du Sahara” : ce que les accusés doivent payer à l'Etat
DROIT

Article : “Escobar du Sahara” : ce que les accusés doivent payer à l'Etat

Au-delà des peines privatives de liberté, le verdict comporte un important volet pécuniaire. Les condamnés devront verser près de 8,5 milliards de dirhams à l'Administration des douanes, auxquels s'ajoutent des confiscations d'avoirs, des sanctions pour infractions à la réglementation des changes et des condamnations civiles.

Affaire Naciri-Bioui, le verdict : jusqu'à 12 ans de réclusion pour les principaux accusés
DROIT

Article : Affaire Naciri-Bioui, le verdict : jusqu'à 12 ans de réclusion pour les principaux accusés

Abdenbi Bioui a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle. Saïd Naciri a, quant à lui, été condamné à 10 ans de réclusion. Les premiers détails.

Affaire “Escobar du Sahara”:  huit heures après la clôture de l'audience, toujours pas de verdict
DROIT

Article : Affaire “Escobar du Sahara”: huit heures après la clôture de l'audience, toujours pas de verdict

CASABLANCA. Il est un peu plus de 19 heures ce jeudi 25 juin et le verdict dans l'affaire "Escobar du Sahara" ou "Naciri-bioui" impliquant Said Naciri et Abdenbi Bioui se fait toujours attendre.

Casablanca : la plage de Aïn Diab envahie de déchets, des interrogations sur leur origine
Quoi de neuf

Article : Casablanca : la plage de Aïn Diab envahie de déchets, des interrogations sur leur origine

Des déchets plastiques, des emballages et des caisses endommagées jonchent depuis plusieurs jours la plage de Aïn Diab. Si l'origine de cette pollution reste inconnue, les images recueillies par Médias24 relancent les interrogations sur les rejets en mer.

Ebola en RDC : un premier vol marocain achemine 9 tonnes de matériel à la MONUSCO
Quoi de neuf

Article : Ebola en RDC : un premier vol marocain achemine 9 tonnes de matériel à la MONUSCO

Un avion militaire marocain a livré à Bunia neuf tonnes de matériel médical, pharmaceutique et logistique destinées à appuyer les opérations de la MONUSCO face à l’épidémie d’Ebola en Ituri. Une deuxième rotation est prévue dans les prochains jours avec du matériel complémentaire et une équipe médicale marocaine spécialisée.

Dispositif national d’alerte précoce : ce qui bloque, ce qui va changer d'ici 2027
Environnement

Article : Dispositif national d’alerte précoce : ce qui bloque, ce qui va changer d'ici 2027

Pour sa deuxième journée, la consultation nationale sur les systèmes d’alerte précoce a mis en lumière les lacunes persistantes en matière d’évaluation des risques et de surveillance. Le nouveau dispositif national, prévu avant 2027, devrait tracer une refonte totale adossée à la promesse d'une coordination institutionnelle interopérable.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité