Stress hydrique: les barrages en cours de construction (Amara)
La problématique de l'eau est plus que jamais d'actualité dans différentes régions du Maroc. Abdelkader Amara, ministre de l'Equipement, du transport, de la logistique et de l'eau a exposé, ce lundi 9 octobre, la stratégie du pays dans ce secteur.
Interpellé sur la situation de l'eau dans le pays, Amara a présenté, lors de la séance plénière hebdomadaire des questions orales de la Chambre des représentants, les grands projets en cours actuellement.
"Pour améliorer les ressources en eau au Maroc, deux principaux programmes ont été préparés par le ministère. Le premier, est le programme national 2020-2027 d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation, dont le lancement a été présidé le 13 janvier 2020 par le Roi Mohammed VI. Ce projet nécessite un budget global de 115,4 milliards de DH. Le second, est le programme national de l'eau 2020-2050, présenté au chef du gouvernement en décembre 2019. Celui-ci nécessitera un budget d'environ 380 milliards de DH". Le but du ministère est d'arriver à une capacité de stockage de 32 milliards de mètres cubes d'eau, contre 18,5 MMm3 actuellement.
Concernant la situation hydrique de l'année 2019-2020, Amara a rappelé que les précipitations enregistrées dans les différents bassins hydrauliques sont en baisse, allant de -5% dans le bassin du Loukkos, à -67% dans celui de Souss-Massa. Durant la même année, les barrages au niveau national n'ont reçu que 4,3 MMm3 d'eau, soit un déficit estimé à 64%. Selon lui, "l’année 2019-2020 était la 4e année, depuis les années 80, en termes de sécheresse. Elle a également connu un record de chaleur".
"Pour rattraper le retard enregistré dans la construction des grands barrages, et malgré le contexte actuel marqué par le Covid-19, le ministère a programmé cinq grands barrages en 2020 et 5 autres en 2021, contre 2 à 3 grands barrages construits annuellement".
Voici les grands barrages actuellement en cours de construction dans différentes régions du Royaume, avec l'année prévue de leur achèvement:
- Keddousa dans la province d'Errachidia (2020);
- Sidi Abdellah, province de Taroudant (2020);
- El Kharoub, province de Larache (2020);
- Tiddas, province de Khémisset (2021);
- Toudgha, province de Tinghir (2021);
- M’dez, province de Sefrou (2021);
- Agdez, province de Zagoura (2021);
- Essakia El Hamra, province de Laâyoune (2022);
- Ghiss, province d'El Hoceima (2023);
- Fasg, province de Guelmim (2023);
- Targa Oumadi, province de Guercif (2023);
- Boulaouane, province de Chichaoua (2025);
- Sidi Abbou, province de Taounat (2025);
- Ait Ziate, province d'El Haouz (2026).
Les grands barrages dont les travaux seront lancés fin 2020 se présentent comme suit:
- Kodiat El Berna, dans la province de Sidi Kacem, qui sera dédié à l'irrigation;
- Surélévation du barrage Mohammed V, dans les provinces de Nador et Taourirt, pour atteindre une capacité de 1 MMm3;
- Ratba, dans la province de Taounate pour atteindre une capacité de 1 MMm3;
- Surélévation de Mokhtar Soussi, pour passer de 40 Mm3 à 280 Mm3. Il sera dédié à l'irrigation et à l'eau potable;
- Beni Azimane, dans la province de Driouech, qui sera dédié à l'irrigation, l'eau potable et à la protection des inondations.
Ces cinq barrages nécessiteront une enveloppe budgétaire de 7,8 MMDH. Ils permettront d'augmenter la capacité totale des barrages au niveau national de 2,4 MMm3.
Six autres grands barrages ont déjà été achevés. Il s'agit de:
- Dar Khrofa dans la province de Larache;
- Cherif El Idriss à Martil, dans la province de Tétouan;
- Tamanout, province de Midelt;
- Timkit, province d'Errachidia;
- Ouljet Es Sultan, province de Khémisset;
- Michlifen, dans la province d’Ifrane.
Par ailleurs, du côté des stations de dessalement, la première phase de l'unité en cours à Agadir sera achevée en mars 2021.
La station de dessalement du Grand Casablanca et des villes avoisinantes sera, elle, bientôt lancée. D'un investissement total de 10 MMDH, elle devrait produire 380 millions de m3 d'eau par an.
Lire aussi: Stress hydrique: le point sur les nombreux chantiers de barrages en cours
à lire aussi
Article : “Escobar du Sahara” : ce que les accusés doivent payer à l'Etat
Au-delà des peines privatives de liberté, le verdict comporte un important volet pécuniaire. Les condamnés devront verser près de 8,5 milliards de dirhams à l'Administration des douanes, auxquels s'ajoutent des confiscations d'avoirs, des sanctions pour infractions à la réglementation des changes et des condamnations civiles.
Article : Affaire Naciri-Bioui, le verdict : jusqu'à 12 ans de réclusion pour les principaux accusés
Abdenbi Bioui a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle. Saïd Naciri a, quant à lui, été condamné à 10 ans de réclusion. Les premiers détails.
Article : Affaire “Escobar du Sahara”: huit heures après la clôture de l'audience, toujours pas de verdict
CASABLANCA. Il est un peu plus de 19 heures ce jeudi 25 juin et le verdict dans l'affaire "Escobar du Sahara" ou "Naciri-bioui" impliquant Said Naciri et Abdenbi Bioui se fait toujours attendre.
Article : Casablanca : la plage de Aïn Diab envahie de déchets, des interrogations sur leur origine
Des déchets plastiques, des emballages et des caisses endommagées jonchent depuis plusieurs jours la plage de Aïn Diab. Si l'origine de cette pollution reste inconnue, les images recueillies par Médias24 relancent les interrogations sur les rejets en mer.
Article : Ebola en RDC : un premier vol marocain achemine 9 tonnes de matériel à la MONUSCO
Un avion militaire marocain a livré à Bunia neuf tonnes de matériel médical, pharmaceutique et logistique destinées à appuyer les opérations de la MONUSCO face à l’épidémie d’Ebola en Ituri. Une deuxième rotation est prévue dans les prochains jours avec du matériel complémentaire et une équipe médicale marocaine spécialisée.
Article : Dispositif national d’alerte précoce : ce qui bloque, ce qui va changer d'ici 2027
Pour sa deuxième journée, la consultation nationale sur les systèmes d’alerte précoce a mis en lumière les lacunes persistantes en matière d’évaluation des risques et de surveillance. Le nouveau dispositif national, prévu avant 2027, devrait tracer une refonte totale adossée à la promesse d'une coordination institutionnelle interopérable.