El Otmani livre les grandes lignes du Plan d'accélération industrielle 2021-2025
La 2e génération du Plan d'accélération industrielle 2021-2025 vise la consécration des acquis et leur généralisation à toutes les régions.
A la Chambre des représentants, le chef du gouvernement a exposé, mardi 31 décembre, les grandes lignes du plan d'accélération industrielle (PAI) 2021-2025 ainsi que le bilan de la première phase.
La réflexion est actuellement axée sur la 2e génération du PAI 2021-2025, dont "le but principal est la consécration des acquis réalisés dans le cadre de la 1ère phase du plan et leur généralisation à toutes les régions, en intégrant les PME et en mettant l'industrie au cœur des transformations technologiques", a-t-il indiqué.
Ce nouveau plan, qui sera élaboré et mis en œuvre en partenariat avec les régions, repose sur des axes liés au renforcement et à l'intégration du capital marocain dans l'industrie et à l'encouragement de la création de nouveaux secteurs pour la promotion de la commercialisation et des produits, en mettant l'accent sur la dimension régionale, afin de garantir le développement industriel à l'échelle nationale, a-t-il expliqué.
Il vise également, selon le chef du gouvernement, à développer la recherche et l'innovation et à promouvoir les capacités technologiques et ce, à travers le lancement de nouveaux systèmes orientés vers l'avenir et l'adoption de nouveaux modes de production de la 4e génération d'industrialisation, ainsi que la protection des ressources naturelles du Maroc.
Quel bilan du plan 2014-2020 ?
Après avoir rappelé l'importance accordée au secteur de l'industrie au Maroc, grâce au lancement du Plan émergence (2005) et du Pacte national pour l'émergence industrielle (2009), El Otmani s'est attardé sur le Plan d'accélération industrielle 2014-2020 qui "ambitionne l'émergence d’une industrie performante et compétitive, appelée à générer des emplois, à accroître la part industrielle dans le PIB national et à améliorer l'attractivité en termes d'investissements, à travers une série de mesures dont la création d'un fonds pour le développement industriel doté de 20 MMDH à l’horizon 2020".
Il s'est aussi arrêté sur l'amélioration de la compétitivité des PME en leur facilitant l'accès aux financements et aux marchés et la mobilisation de 1.000 hectares comme foncier industriel dédié à la location, en tant qu'alternative au mode classique de cession de terrains, entre autres.
Le PAI 2014-2020 "a permis de créer 54 systèmes industriels en partenariat avec 32 associations et universités professionnelles dans divers secteurs", a-t-il indiqué.
Parmi les résultats dévoilés:
Industrie automobile
- Hausse de la capacité de production des véhicules à 700.000 unités par an;
- Le Maroc produit une voiture chaque minutes et 30 secondes;
- 10 écosystèmes automobiles créés;
- Un taux d’intégration de 60%;
- 117.000 emplois directs supplémentaires entre 2014 et 2018, dépassant l'objectif fixé pour 2020 (90.000 emplois);
- Un chiffre d'affaires à l'export de 72 MMDH en 2018, contre 40 MMDH en 2014.
Aéronautique
- Croissance du chiffre d'affaires de 20% par an: 19 MMDH en 2019 contre 11 MMDH en 2017;
- 17.000 emplois en 2019;
- Un taux d'intégration locale de 38% en 2019 pour 42% prévu en 2021;
- 142 investissements internationaux.
Textile
- 1.200 entreprises;
- 185.000 emplois, dont 18.000 pour l'industrie du cuir (300 sociétés);
- 15% des exportations industrielles marocaines,
- 15 projets pour 232 millions de DH depuis 2016.
Industries alimentaires
- Trois conventions générant 259 MDH;
- 780 emplois directs;
Energies renouvelables
- Intégration industrielle : 32%
- Phosphates
- 74 MMDH d'investissements entre 2014 et 2019;
- 12 projets;
- 7.800 emplois supplémentaires.
Offshoring
- 11 MDH d'investissements en 2018, soit une hausse de plus de 20% par an.
À découvrir
à lire aussi
Article : Filière batterie : pourquoi le raffinage du lithium change la donne pour le Maroc
Dans le sillage du rebond des cours du lithium au premier semestre 2026, le prix du produit raffiné représente désormais près de onze fois celui du minerai brut. En l'absence, pour l'heure, de mines de lithium, c'est ce maillon, le plus rentable, que le Maroc entend capter à travers le projet porté par LG Energy Solution et Yahua. Un pari exigeant, entre barrières technologiques et sécurisation de l'approvisionnement. Analyse.
Article : Financement du Trésor : 74 milliards de DH à lever d’ici fin 2026
Après l’Eurobond de 2,25 milliards d’euros réalisé en mai, qui a sécurisé les financements extérieurs prévus pour l’année, l’essentiel des besoins restants devra être couvert sur le marché intérieur, à raison d’environ 10,5 MMDH par mois. La détente reste concentrée sur les bons à court terme, alors que les rendements à moyen et long terme demeurent supérieurs à leurs niveaux de fin 2025, dessinant une trajectoire contrastée pour le second semestre.
Article : Mondial-2026 (match pour la 3e place) : l'Angleterre domine la France (6-4) et monte sur le podium
La sélection anglaise a décroché la troisième place de la Coupe du monde 2026 en s'imposant face à la France sur le score de 6 buts à 4, samedi au Stade de Miami, au terme d'une rencontre spectaculaire.
Article : Prévisions météo pour le dimanche 19 juillet 2026
Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le dimanche 19 juillet 2026.
Article : Croisières : le terminal de Casablanca s’attend à un été calme
Avec seulement quelques rares escales prévues en juillet et en août, le port de Casablanca connaîtra une saison estivale particulièrement calme malgré la mise en service de sa nouvelle infrastructure. Une situation jugée prévisible, les compagnies repositionnant leurs navires vers la Méditerranée orientale en été et planifiant leurs itinéraires jusqu’à deux ans à l’avance. Un opérateur et une source de l'ONMT nous expliquent qu'il faudra deux à trois ans pour bâtir un véritable écosystème, encore freiné par le manque de guides, d’autocars et de services adaptés.
Article : Escroqueries financières et phishing : vers un renforcement de la coordination nationale
Les escroqueries financières gagnent du terrain au Maroc comme ailleurs. Réunis à Rabat à l’initiative de Bank Al-Maghrib et de l’ANRF, régulateurs, banques et institutions concernées ont alerté sur l’ampleur du phénomène et appelé à renforcer la vigilance, la coordination et les outils de prévention pour protéger les usagers.