Au Maroc, la distribution salariale est concentrée autour du Smig
Selon un travail de recherche publié par Bank Al-Maghrib, il se produit une extension du secteur informel chaque fois qu’une augmentation du salaire minimum est décidée.
Bank Al Maghrib a publié un document de travail étudiant l’incidence des revalorisations de ces salaires sur l’économie marocaine.
L'étude, qui repose sur une analyse rétrospective et un benchmark international, revient sur les faits stylisés caractérisant le salaire minimum au Maroc, en examinant ses liens avec la distribution salariale, le chômage et l’informel avant de simuler les effets d’une hausse potentielle de celui-ci sur l’économie nationale.
Au Maroc, le salaire minimum est fixé par les autorités gouvernementales après consultation des partenaires sociaux (représentants des employeurs et employés).
En 2019, le Smig et le Smag ont été respectivement de l’ordre de 2.698 DH et 1.903 DH.
Entre 1999 et 2019, ils ont été revalorisés 10 fois à partir d’un niveau initial de 1.659 DH pour le Smig et de 1.075 DH pour le Smag mensuellement.
L'étude relève que le ratio du salaire minimum sur le salaire moyen est sensiblement élevé et que la distribution salariale est concentrée autour du Smig, particulièrement durant les années marquées par une faible croissance, laissant soupçonner un effet de diffusion des hausses du salaire minimum aux autres catégories de salaires au Maroc.
Par ailleurs, l’analyse indique qu’il existerait un lien négatif avec l’emploi des jeunes et une dualité du marché du travail en faveur de l’extension du secteur informel chaque fois qu’une augmentation du salaire minimum est décidée.
D’autre part, la mise en simulation d’une hausse de 5% du Smig montre que cette dernière aurait un impact négatif modéré, quoique permanent, sur l’économie marocaine.
Pour des décisions de relèvement plus importantes, des effets de non linéarité seraient à prendre en considération. En d’autres termes, la baisse du PIB qui serait induite par une hausse de 10% du Smig serait plus que deux fois plus élevée que la baisse engendrée par une hausse de 5% de ce salaire.
Lire aussi: Le SMIG a augmenté 21 fois en 40 ans... mais pas assez
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