Fonds Green Innov Invest : Après la dissolution, la liquidation
Le Fonds Green Innov Invest tient son liquidateur. Un état des lieux avant de démarrer la liquidation effective. A l'AMMC, l’enquête sur Global Nexus avance dans la plus grande discrétion.
La liquidation du Fonds Green Innov Invest (GNII) peut enfin démarrer. Après avoir acté sa dissolution en mai dernier, les sponsors de ce véhicule d’investissement ont mandaté, à l’unanimité, le cabinet Msefer & associés pour assurer la procédure.
Le liquidateur a été nommé le 10 septembre 2019. Basé à Casablanca, ce cabinet d’expertise comptable et commissariat aux comptes devra vendre les actifs du Fonds, payer les créanciers et répartir le solde disponible entre les investisseurs, qui ont jusqu’ici misé 25 MDH sur un engagement total de 200 MDH.
Le cabinet procède actuellement à un état des lieux avant d’entamer effectivement la liquidation. Il s’agira d’établir un inventaire des actifs et de déterminer le passif, tout en identifiant les créanciers.
Pour ce faire, il sera investi «des pouvoirs les plus étendus», octroyés en vertu du règlement de gestion GNII. Cela implique aussi l’accès aux données communiquées par Global Nexus, société qui gère le Fonds. La dissolution avait été décidée suite à des conflits nés entre des investisseurs du fonds et cette entité dirigée par Hynd Bouhia.
L’autre mission du liquidateur consistera à céder les participations du Fonds dans des startups, et en distribuer le produit entre les investisseurs. Ce volet touchera précisément les sociétés (560.000 DH versés), Enviroass (1,2 MDH), BubbleMania (550.000 DH) et G3Climat (2,7 MDH). Le règlement de gestion prévoit aussi la possibilité, pour les investisseurs, d’acquérir eux-mêmes ces parts.
Parallèlement à la liquidation, un autre dossier est très attendu par les investisseurs. Au cours de l’année 2019, trois d’entre eux (H&A, IREZEN et Sefiania) avaient déposé respectivement des plaintes contre Global Nexus pour lui faire retirer son agrément de société de gestion.
Ces plaintes soumises à l’Autorité marocaine du marché des capitaux concernent la société Global Nexus, et pas sa dirigeante Hynd Bouhia. Elles reprennent, à quelques distinctions près, les mêmes griefs (non respect de l’obligation d’information, conflit d'intérêts, inégalité de traitement, etc.).
Initiée par H&A, la première plainte remonte au 29 mars 2019. Les deux autres sont intervenues successivement le 17 et 30 mai. Six mois plus tard, le dossier semble encore en instruction. A l'AMMC, l'enquête est menée dans la plus grande discrétion. Les enquêteurs tiennent à éviter les fuites qui ont caractérisé les premières phases de cette affaire polémique. De sorte qu’il est difficile de savoir où en est la procédure, et où elle va.
Tout ce que l’on sait à ce stade, c’est que les parties ont été auditionnées par les agents de l’AMMC. La loi prévoit qu’au bout de trois mois suivant la plainte, le régulateur doit notifier les parties pour les informer s’il compte prolonger l’enquête ou la clore et renvoyer le dossier au collège des sanctions. Selon nos sources, les parties n’ont été notifiées ni dans un sens ni dans l’autre.
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