Les premiers détails sur le modèle universitaire du Bachelor
La licence de 3 ans sera remplacée par le Bachelor sur 4 ans à partir de la rentrée 2020-2021. Des propositions de nouvelles filières et champs disciplinaires sont en discussion au niveau des réseaux universitaires.
La réforme du cycle de licence est toujours d'actualité. Annoncée pour la rentrée universitaire 2020-2021, une vision de la nouvelle architecture du parcours universitaire Bachelor a été récemment présentée lors d'une réunion du Réseau des facultés des sciences juridiques, économiques et sociales.
Selon cette vision, le nouveau cursus, qui s'étale sur 4 ans d’études, comprendra 6 modules par semestre (45h/module), soit 48 modules par cycle.
Renforcement des langues et des soft skills
Ce nouveau modèle favorise le renforcement des connaissances linguistiques et les acquis personnels (soft skills). Ainsi, 8 modules "soft skills" seront étalés sur les 4 années d'études et 3 modules de langues étalés sur 2 ans.
Il se distingue par une approche basée sur l’intégration du travail personnel et les activités para-universitaires. Des passerelles sont prévues après les 2e et 4e semestres. Un stage équivalent à 2 modules est prévu en S8.
Les champs disciplinaires de ce nouveau modèle se répartissent en deux parcours, déclinés en filières de formation. Ces dernières sont déclinées en options de spécialisation.
L’orientation vers ce modèle est effectuée selon le type du baccalauréat, les notes obtenues et le nombre de places disponibles.
Le modèle du Bachelor compte 240 crédits: 30 crédits par semestre, 60 par année pour 48 modules sur tout le cycle.
Il sera composé d’une première année fondatrice (tronc commun). Au cours du tronc commun S1 et S2, des modules disciplinaires d’initiation et d’ouverture seront programmés, ainsi que des modules de langues et soft skills.
Pour le semestre S3 et S4, il s'agira de l'introduction à la filière à travers des modules disciplinaires génériques et les soft skills (acquisition de savoir-faire, ouverture, culture...).
Les S5 et S6 seront basés sur l’approfondissement de la filière. Des filières de spécialisation disciplinaires et des modules d’approfondissement sont ainsi au programme.
Lors des derniers semestres S7 et S8, la spécialisation et la professionnalisation prennent place à travers des options spécifiques au territoire et à l’établissement.
Contactée par Médias 24, une source proche du dossier affirme que "le projet est toujours en phase de discussion". "L'entrée en vigueur de ce nouveau modèle devra attendre la publication des textes réglementaires et le lancement d'appels à propositions des filières...", affirme notre source.
Les actions se poursuivent au sein des universités afin d’impliquer toutes leurs composantes dans l’enrichissement de la conception du nouveau système.
Un cursus tourné vers la professionnalisation
Un Bachelor est un diplôme universitaire reconnu à l’international qui clôture le premier cycle universitaire. Il correspond à 4 ans d’études (Bachelor américain) après le baccalauréat.
Au Maroc, certains établissements privés proposent ce diplôme, comme Al Akhawayn et l'Université internationale de Rabat (UIR), souvent en partenariat avec des instituts étrangers.
Le Bachelor se distingue de la licence universitaire par une approche plus orientée vers l’international et tournée vers la professionnalisation.
Adopté depuis 2003 au Maroc, le système LMD -licence (bac+3), master (bac+5), doctorat (bac+8) a montré ses limites. Dans son rapport annuel 2016-2017, la Cour des comptes avait relevé une "faiblesse du rendement interne du cycle de licence, le taux de diplomation dans la période normale du diplôme se situant autour de 14% pour la cohorte 2006, et 19% pour la cohorte 2009".
Le rapport a également pointé du doigt la difficulté d’insertion des diplômés de licence, l'admission de candidats aux formations LMD sur la base de diplômes non conformes et sans respect des conditions de présélection, de sélection et d’entretien.
Lire aussi: Un système de crédits dans les universités marocaines à l'étude
Un nouveau modèle pour les établissements à accès ouvert en débat à Marrakech
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