Des milliers de moteurs Renault suspectés de malfaçon
L'association de consommateurs UFC-Que Choisir "alerte" sur des malfaçons de certains moteurs fabriqués par le constructeur automobile Renault, susceptibles de provoquer des pannes sur au moins 400.000 véhicules portant la marque du groupe ou celles de Dacia, Mercedes et Nissan.
"L'UFC-Que Choisir alerte les consommateurs propriétaires de véhicules Renault, Dacia, Nissan et Mercedes équipés d'un moteur essence 1.2 TCe et 1.2 DIG-t -série Euro 5 de type H5 - d'un grave défaut dont peut être atteint leur véhicule", a indiqué l'association dans un communiqué publié vendredi 24 mai.
Selon l'UFC Que Choisir, les moteurs concernés ont été fabriqués par Renault entre la fin 2012 et la mi-2016 et ont tendance à consommer trop d'huile. Cela peut entrainer "une dégradation des soupapes d'échappement et aboutir à une casse moteur", affirme l'association, qui évoque 400.000 véhicules concernés en France et d'autres cas signalés ailleurs en Europe.
L'UFC Que Choisir estime que les coûts peuvent représenter jusqu'à presque 10.000 euros par véhicules et accuse Renault d'un "silence assourdissant" malgré la diffusion, selon elle, d'une note interne en 2018 chez les concessionnaires et garagistes de Renault.
L'association adresse une mise en demeure aux quatre marques, Dacia est une filiale de Renault, Nissan son partenaire japonais tandis que des liens existent entre le français et Mercedes via sa maison mère Daimler, leur demandant de rappeler les véhicules concernés et de prendre en charge l'intégralité des frais.
"Tous nos véhicules équipés du moteur TCe A.2 ne sont pas concernés par ce phénomène", a répondu Renault dans un communiqué adressé à l'AFP.
"En effet, une surconsommation d'huile moteur peut provenir de différentes causes, lubrifiants, conditions d'utilisation...", ajoute le groupe qui dit ne pas avoir encore reçu la mise en demeure et prévient que "le respect du programme d'entretien est un préalable à l'examen d'un accompagnement commercial".
(Avec AFP)
à lire aussi
Article : Gasoil. Vers une hausse moyenne d’un dirham dès ce jeudi 16 avril 2026
Les prix du gasoil devraient augmenter d’environ un dirham par litre au Maroc à partir de jeudi 16 avril à 00h01, a indiqué à Médias24 une source professionnelle, dans un contexte de tensions continues sur les marchés énergétiques mondiaux liées à la guerre d’Iran.
Article : Renault prévoit de réduire de 15 à 20% ses effectifs d’ingénieurs dans le monde, le Maroc suit de près
Le constructeur français veut accélérer ses cycles de développement et alléger ses coûts face à une concurrence chinoise de plus en plus agressive. Pour le Royaume, où Renault pèse lourd dans l’écosystème automobile, l’évolution de ce chantier interne sera observée avec attention.
Article : Régularisation des migrants en Espagne : calendrier, conditions et documents requis
L’Espagne lance une régularisation exceptionnelle visant près de 500.000 migrants, avec des demandes en ligne dès le 16 avril 2026, sur fond de forte affluence de ressortissants marocains dans les consulats, notamment à Almería.
Article : La cheffe de la diplomatie européenne en visite officielle au Maroc pour renforcer le dialogue Rabat-Bruxelles
La Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, effectue une visite au Maroc les 16 et 17 avril 2026, marquée par des entretiens avec Nasser Bourita et des échanges avec des acteurs académiques et économiques.
Article : Croissance, social, investissement… devant le Parlement, Aziz Akhannouch déroule le bilan détaillé de son gouvernement
Face aux deux Chambres, réunies pour l'occasion, le chef du gouvernement a mis en avant les principaux marqueurs de son mandat, du reflux de l’inflation à l’élargissement de la protection sociale, en passant par la hausse de l’investissement public. Une manière de replacer son mandat dans un temps long, au-delà des chocs conjoncturels.
Article : Jeux en ligne : une proposition de loi pour encadrer l’accès des mineurs
Une proposition de loi déposée à la Chambre des représentants vise à encadrer l’accès des enfants et des adolescents aux plateformes de jeux électroniques. Le texte introduit des obligations inédites pour les opérateurs, les parents et les autorités, dans un contexte de montée des risques liés aux usages numériques.