Mezouar appelle à une réforme fiscale profonde et audacieuse
La CGEM a été partie prenante dans les travaux préparatoires des 3e Assises de la fiscalité. Elle a soumis un mémorandum avec 75 propositions de réforme fiscale. Intervenant à l'ouverture des Assises, son président Salaheddine Mezouar a passé les principaux messages suivants:
- Le système fiscal est une arme de concurrence entre les nations, pour défendre leur marché local, partir à la conquête d’autres marchés et attirer les capitaux étrangers ;
- L’entreprise a besoin d’un cadre légal stable, lisible et prévisible, que ce soit en matière de fiscalité ou dans les autres domaines. Elle a besoin de savoir que les règles de jeu s’appliquent à tout le monde et que tout le monde les respecte.
- Le non-respect de la loi est un élément de concurrence déloyale dévastateur. En matière fiscale, la non-application de la TVA par l’informel a quasiment évincé le secteur organisé de certains marchés. L’Etat doit être le garant du respect de la loi par tous. C’est ça aussi l’équité.
- Beaucoup de dysfonctionnements existent dans le système fiscal actuel : la non-neutralité de la TVA, l’imposition d’entreprises déficitaires à travers l’impôt minimum, l’imposition des moyens de production à travers la taxe professionnelle, la multiplicité des taxes locales...
- Il faut une réforme profonde et audacieuse.
(Intervention à partir de la 46e minute)
Les propositions de la CGEM, soumises dans un mémorandum au comité scientifique des Assises, sont issues d’une réflexion menée par toutes les fédérations sectorielles. Elles visent à :
- renforcer la compétitivité de l'économie,
- instaurer une équité entre les contribuables,
- favoriser l’investissement et la création d’emplois;
- simplifier le dispositif fiscal et améliorer son efficacité;
- clarifier les règles de contrôle.
La CGEM attend de cette réforme :
- la réduction de la pression fiscale sur les entreprises;
- l’instauration d’une véritable équité entre les contribuables par l’intégration de l’informel;
- la lutte contre la fraude fiscale et la contrebande qui minent l'économie;
- la simplification des impôts locaux et la révision de leurs bases de calcul en corrélation avec la consommation des services publics par les différents agents économiques;
- l’amélioration des relations entre l’administration et les contribuables;
- une visibilité dans la conduite de la réforme du système fiscal pour permettre à l’entreprise de planifier son développement.
À découvrir
à lire aussi
Article : SIEL : le Prince héritier Moulay El Hassan préside à Rabat l’ouverture de la 31e édition
Le Prince héritier Moulay El Hassan a présidé, le jeudi 30 avril 2026 à Rabat, l’ouverture de la 31e édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), organisée du 1er au 10 mai sous le haut patronage du Roi Mohammed VI.
Article : Maroc-Chine : l’ambassadeur du Royaume à Pékin mise sur le zéro droit de douane pour stimuler les exportations
Dans un entretien à CGTN, Abdelkader El Ansari indique que des discussions techniques sont en cours pour appliquer la mesure chinoise prévue le 1er mai 2026 pour 53 pays africains.
Article : Cuivre : des résultats de forage prometteurs pour CMR sur le projet d’Agadir Melloul au Maroc
Le groupe britannique annonce des intercepts allant jusqu’à 5 mètres à 1,20% avec or et argent associés, et vise une première estimation de ressource dès le troisième trimestre 2026 sur un site encore très peu exploré.
Article : Gaz : Predator accélère ses projets au Maroc et prépare un pilote de production à Guercif
Le groupe britannique cible en priorité un réservoir estimé à près de 62 milliards de pieds cubes, avec des forages prévus en 2026 après des travaux techniques sur le puits MOU-3.
Article : TPME : le Maroc lance un plan 2026-2030 pour accélérer la croissance des petites entreprises
Porté par Maroc PME autour de quatre axes d’accompagnement, le dispositif doit faciliter l’accès des petites structures à des expertises en digitalisation et en management, avec l’appui de la CGEM et des régions.
Article : Paiements : UnionPay obtient le statut CFC et renforce son ancrage au Maroc
Déjà présente dans 51 pays africains, la filiale du réseau chinois entend faire de Casablanca sa base régionale pour accélérer le déploiement de services transfrontaliers auprès des entreprises et des particuliers.