La croissance ralentit à 2,9% au quatrième trimestre 2018
La croissance a ralenti à 2,9% au quatrième trimestre 2018 contre 4,4% une année auparavant. Aussi bien la VA agricole que les activités non agricoles ont décéléré. L’investissement a baissé alors que le commerce extérieur a amélioré sa contribution.
Le HCP vient de publier les comptes nationaux du quatrième trimestre 2018. Il en ressort un taux de croissance du PIB de 2,9% contre 4,4% au quatrième trimestre 2017.
Dans le détail, le secteur primaire (agriculture et pêche) a réalisé une croissance de 2% contre 10,9% une année auparavant.
Le secteur secondaire a connu un ralentissement à 3,2% contre 4,6% à cause d’un tassement dans les mines et le BTP non compensé par l’amélioration dans l’électricité/eau et l’industrie de transformation.
Le secteur tertiaire a, lui, amélioré sa croissance à 3,1% contre 2,9%. Le commerce, les services financiers, les télécoms et l’éducation/santé/action social ont compensé la baisse de régime des transports, hôtels/restaurants et services aux ménages et aux entreprises.
Ce ralentissement de la croissance a eu lieu dans un contexte d’inflation stable : 1,9% contre 2% il y a une année. D’où un accroissement du PIB en valeur de 4,8%.
Du côté de la demande, la consommation des ménages a augmenté de 3,9% contre 1,9%, contribuant pour 2,2 points à la croissance. Celle des administrations s’est améliorée de 1,9% contre 1,2%, avec une contribution de 0,3 point.
Par contre, l’investissement brut a enregistré une baisse de 1% contre une hausse de 8,3%, contribuant négativement à la croissance (-0,3 point).
Quant aux échanges extérieurs, ils ont renforcé leur contribution positive à la croissance, avec 0,7 point contre 0,2 point auparavant.
Dans ces conditions, le besoin de financement de l’économie s’est dégradé, passant à 6,1% du PIB après avoir été de 3,3% au quatrième trimestre 2017.
Cette dégradation résulte d’un taux d’investissement qui s’est maintenu à 35% du PIB, alors que l’épargne nationale a baissé à 29% du PIB contre 32% auparavant, du fait de l’accroissement de la consommation des ménages et de la baisse des revenus issus du reste du monde.
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