Nouvelle grève des transporteurs au Maroc
Les transporteurs affiliés à l’UMT observent une grève de 48 heures à partir de ce lundi 4 mars. Le gouvernement, lui, se dit "satisfait" de l’avancement du dialogue.
Malgré les discussions "en cours" avec le ministère de tutelle, les transporteurs ne renoncent pas. Les professionnels de la catégorie des véhicules de moins de 19 tonnes, affiliés à l'UMT, annoncent une grève de 48 heures. Le tonnage est remis en cause.
Si le problème de tonnage a été réglé pour les poids lourds, ce n’est pas le cas des petits transporteurs de moins de 19 tonnes, "dont les véhicules ne peuvent supporter la surcharge. Il s'agit d'une problématique technique qui nécessite un renouvellement du parc", nous explique une source de la Fédération des transports à la CGEM estimant qu'une réglementation de l’accès à la profession s'impose.
Suite à la dernière grève du secteur (octobre-novembre 2018), les professionnels du transport et le ministère avaient conclu un accord consistant, entre autres, à tolérer un tonnage supérieur à 30% maximum par rapport à la réglementation, en attendant la révision des limites de tonnage.
"L'augmentation de la charge sans contrôles techniques, réglementaires et juridiques n'est pas une solution aux problèmes rencontrés par cette catégorie, comme le pensent certains professionnels, en plus du risque qu’elle représente pour la sécurité des usagers de la route", explique le ministère de l'Equipement.
"Considérant l’importance de la charge pour la catégorie des transporteurs qui exploitent des véhicules de moins de 19 tonnes, le ministère s'est engagé à activer les précédentes circulaires émises en 2003, 2007 et 2010, permettant à un certain nombre de transporteurs de bénéficier de l’augmentation de la charge de leurs camions, et à la généraliser pour ceux qui n’en avaient pas bénéficié, dans le cadre des contrôles réglementaires et techniques et tenant compte de la sécurité des usagers de la route", souligne le ministère dans un communiqué diffusé ce lundi.
Deux réunions ont été tenues, les 14 février et 1er mars, entre le ministère de l’Equipement et les représentants de la catégorie des véhicules de moins de 19 tonnes. Le procès-verbal de la réunion n'a pas pu être signé.
Le ministère réaffirme la poursuite du dialogue et souligne "l'importance de ses propositions pour résoudre le problématique de la charge par la mise en œuvre des circulaires susmentionnées et s'étonne des appels à la grève lancée par certains professionnels".
D’autres réunions sont programmées par le ministère avec les représentants de chaque catégorie des professionnels du transport routier de marchandises, "afin d’approfondir les discussions".
Le tonnage, la carte professionnelle, la procédure de renouvellement du parc, le régime fiscal du secteur du transport ainsi que le contrat- programme seront au menu.
La fin de l'année écoulée a été marquée par une longue grève dans le secteur. Les professionnels dénonçaient la hausse des prix des carburants, et demandaient le relèvement du seuil de tonnage. Cette grève a impacté plusieurs autres secteurs et a eu pour conséquence une hausse des prix de certains produits de grande consommation.
Le secteur de transport de poids légers compte actuellement 40.000 unités. Le pays se dirige-t-il vers une nouvelle crise issue de cette grève?
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