En redressement judiciaire, Mobilia cherche encore une solution
Le syndic veut un délai supplémentaire pour présenter son rapport financier, économique et social. Trois options s'offrent au tribunal: la continuation de l'entreprise, sa cession ou sa liquidation.
En redressement judiciaire depuis le 15 février 2018, Mobilia est dans l'expectative. La loi octroie à son syndic, Abderrahim Hassoun, un délai maximum de quatre mois pour remettre au juge-commissaire un rapport sur le bilan financier, économique et social au vu duquel il propose une solution aux difficultés de l'entreprise.
Or, le syndic a déposé une demande tendant à prolonger ce délai qui s'écoule ce 15 juin. La requête a été enregistrée le 28 mai. Elle est à l'étude et une audience est prévue ce jeudi 7 juin. Le tribunal de commerce de Casablanca peut renouveler le délai une seule fois.
Le bilan du syndic devra apporter plus d'éclairage sur la situation réelle de Mobilia. Il en ressortira, ou pas, les perspectives de redressement. Sur la base de ce bilan et après avoir entendu le chef de l'entreprise, les contrôleurs et les délégués du personnel, le tribunal décidera soit la continuation de l'entreprise, soit sa cession, soit sa liquidation judiciaire.
Pour Mobilia, la traversée du désert remonte à un peu plus de deux ans. Une période durant laquelle l'enseigne spécialisée dans la vente de mobilier a empilé les défauts de paiement. L'entreprise est en cessation de paiement depuis 18 mois. Ses biens ont été saisis puis vendus aux enchères à plusieurs reprises. Sa mise en redressement, plutôt qu'en liquidation, signifie néanmoins que sa situation n'est pas irrémédiablement compromise.
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