ADM: deuxième levée dans le cadre du reprofilage de la dette
La Société nationale des autoroutes du Maroc poursuit son opération de reprofilage de sa dette obligataire, avec une deuxième levée bouclée avec succès. ADM a réussi à convaincre les investisseurs de prolonger la maturité jusqu’à 30 ans.
La Société nationale des autoroutes du Maroc a clôturé, le 18 octobre dernier, avec succès sa deuxième opération dans le cadre du reprofilage de sa dette. Lancée au début de l’année, cette seconde phase s’est traduite par l’émission obligataire garantie par l’Etat pour un montant de 1,2 milliard de DH. Au mois de mai dernier, l’entreprise publique avait levé 2,5 milliards de DH dans le cadre de cette opération de reprofilage de la dette.
"Cette deuxième opération a pour objectif de racheter une partie des lignes existantes en échange de nouvelles obligations réservées aux porteurs de ces mêmes lignes. Elle nous permet aussi d’allonger la maturité moyenne de notre dette obligataire et de lisser le profil d’amortissement global de sa dette", nous explique une source autorisée à Autoroutes du Maroc.
Enfin, une maturité de 30 ans
Les obligations nouvellement émises sont garanties par l’Etat. Malgré cela, l’émission n’a pas connu un très grand succès et ADM a, à peine, reçu une demande de 1,235 milliard de DH. Pour rappel, entre la première tranche et la deuxième tranche du reprofilage de la dette, ADM a émis 3,7 milliards de DH.
"Le vrai succès de cette opération, c’est d’avoir réussi à convaincre des investisseurs de nous prêter avec une maturité de 30 ans", jubile notre interlocuteur à ADM. En effet, sur les 3 tranches mises à la disposition des investisseurs, la tranche A est d’une maturité de 30 ans. C’est un aboutissement pour l’entreprise dirigée par Anouar Benazzouz.
Ce dernier a toujours expliqué que l’alourdissement des charges financières était justifié par les maturités trop courtes proposées par le marché. En tout cas, ADM se positionne ainsi comme un précurseur et ouvre la voie à d’autres entreprises pour lever des fonds avec des maturités aussi importantes.
"L’urgence pour ADM c’est qu’entre 2018 et 2019, des emprunts obligataires arrivent à échéances et le remboursement causerait beaucoup de dégâts aux finances de l’entreprise", précise notre source au sein d'ADM. Les équipes d’ingénierie financière chez le constructeur des autoroutes marocaines ont pris quelques pas d’avance pour permettre à la société de continuer, plus ou moins, sereinement durant les années prochaines.
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