Sahara: le SG de l’ONU prépare un nouveau rapport pour le Conseil de sécurité
Le Conseil de sécurité (CS) des Nations unies doit se réunir à la mi-octobre pour des échanges sur la mise en œuvre de la résolution 2351 votée en avril dernier. Le nouvel envoyé personnel du secrétaire pour le Sahara est attendu dans la région.
Alors que la France préside le CS de l’ONU ce mois-ci, le conseil doit échanger sur un rapport d’étape d’Antonio Guterres sur la mise en œuvre de la résolution 2351. Votée en avril dernier, celle-ci a renouvelé le mandat de la MINURSO pour 12 mois.
Le nouvel envoyé du SG de l’ONU pour le Sahara l’Allemand Horst Köhler devrait présenter ce rapport aux cinq membres permanents -USA, Chine, Russie, France et Royaume-Uni- et aux 10 membres non permanents –Bolivie, Egypte, Ethiopie, Italie, Japon, Kazakhstan, Sénégal, Suède, Ukraine et Uruguay - du conseil de sécurité autour du 15 octobre.
Officiellement nommé le 8 septembre dernier, Köhler avait immédiatement entamé son mandat en menant une semaine de consultations avec les parties au conflit dont le Maroc et le polisario, les pays voisins dont l’Algérie et la Mauritanie, et les représentants des pays-membres du conseil de sécurité.
Köhler avait notamment exprimé son intention de se rendre dans la région du Maghreb, une idée appuyée dès le 17 septembre par Antonio Guterres. Celui-ci avait souligné “l’importance de cette visite afin d’aider à relancer le processus politique dans un esprit nouveau et dynamique, en accord avec la résolution 2351 du conseil de sécurité“.
La résolution 2351 encadre la mission onusienne au Sahara et “appelle les différentes parties au conflit à reprendre les négociations sous les auspices du secrétaire général sans préconditions et de bonne foi“.
Elle relève que la crise de Guergarate d’août 2016 avait “soulevé d’importantes questions sur le cessez-le-feu“. La résolution rappelle la nécessité de respecter pleinement les accords sur le cessez-le-feu signés avec la MINURSO.
Parmi les points de divergences les plus importants entre le Maroc et les séparatistes figurent ceux portant sur le rôle de la Minurso. Pour Rabat, le rôle de la mission onusienne est de veiller au respect du cessez-le-feu, au déminage et à porter assistance au Haut comité aux réfugiés (HCR) pour l’exécution des programmes de visites de familles entre les provinces du Sud et Tindouf.
Les séparatistes estiment de leur côté que le rôle de la Minurso doit s’étendre aux contacts avec la société civile et les ONG, estimant que le premier rôle de la Minurso est d’organiser un référendum, ce que le Maroc rejette.
Selon un document du Security Council Report, un bulletin d’information indépendant du conseil de sécurité, “le Conseil pourrait tenter de clarifier les objectifs et le mandat de la MINURSO, mais cela semble peu probable en raison des propres divergences sur le sujet entre membres du Conseil“.
La réunion du CS consacré au dossier du Sahara attendu ce mois-ci marque le lancement d’un marathon diplomatique qui va se poursuivre jusqu’à la fin du mois d’avril. Après la présentation et les échanges attendus au cours des prochains jours, Horst Köhler devra revenir devant les membres du conseil de sécurité au mois de mars. Entretemps, il doit mener les contacts afin de tenter d’organiser un cinquième round d’échanges et de négociations, cette fois-ci entre les différentes parties en conflit. L’ONU pourrait annoncer une visite de Köhler à Rabat, Alger et Tindouf avant la fin de cette année.
Au sein du Conseil de sécurité, la France pilote le dossier du Sahara auprès du quintet des membres permanents. Du côté des pays africains membres du Conseil, Dakar et Le Caire appuient le Maroc alors qu’Addis-Abeba soutient les thèses séparatistes. En Amérique latine, l’Uruguay et la Bolivie se situent également du côté des thèses séparatistes.
Enfin à l’approche du mois d’avril 2018, il faut savoir que ce sont les Américains qui rédigent la proposition de résolution pour le renouvellement du mandat de la Minurso en consultation avec les quatre autres membres du CS mais également de l’ancienne puissance coloniale espagnole.
à lire aussi
Article : SIEL : le Prince héritier Moulay El Hassan préside à Rabat l’ouverture de la 31e édition
Le Prince héritier Moulay El Hassan a présidé, le jeudi 30 avril 2026 à Rabat, l’ouverture de la 31e édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), organisée du 1er au 10 mai sous le haut patronage du Roi Mohammed VI.
Article : Maroc-Chine : l’ambassadeur du Royaume à Pékin mise sur le zéro droit de douane pour stimuler les exportations
Dans un entretien à CGTN, Abdelkader El Ansari indique que des discussions techniques sont en cours pour appliquer la mesure chinoise prévue le 1er mai 2026 pour 53 pays africains.
Article : Cuivre : des résultats de forage prometteurs pour CMR sur le projet d’Agadir Melloul au Maroc
Le groupe britannique annonce des intercepts allant jusqu’à 5 mètres à 1,20% avec or et argent associés, et vise une première estimation de ressource dès le troisième trimestre 2026 sur un site encore très peu exploré.
Article : Gaz : Predator accélère ses projets au Maroc et prépare un pilote de production à Guercif
Le groupe britannique cible en priorité un réservoir estimé à près de 62 milliards de pieds cubes, avec des forages prévus en 2026 après des travaux techniques sur le puits MOU-3.
Article : TPME : le Maroc lance un plan 2026-2030 pour accélérer la croissance des petites entreprises
Porté par Maroc PME autour de quatre axes d’accompagnement, le dispositif doit faciliter l’accès des petites structures à des expertises en digitalisation et en management, avec l’appui de la CGEM et des régions.
Article : Paiements : UnionPay obtient le statut CFC et renforce son ancrage au Maroc
Déjà présente dans 51 pays africains, la filiale du réseau chinois entend faire de Casablanca sa base régionale pour accélérer le déploiement de services transfrontaliers auprès des entreprises et des particuliers.