Festival Oasis: une troisième édition à guichets fermés
Malgré son jeune âge, le festival Oasis, qui ouvre ses portes aujourd’hui et ce jusqu’au 17 septembre à l’hôtel "The Source" de Marrakech, affiche complet. Hormis l’efficacité de son modèle économique qui surfe sur l’incroyable engouement des Marocains pour ce registre musical, la qualité de sa programmation lui a permis d’être encensé par la presse internationale et d’inscrire le Maroc sur la carte des 10 meilleurs festivals de musiques électroniques au monde.
Contrairement à une bonne partie des festivals marocains de musique qui doivent, chaque année, trouver de nombreux sponsors pour boucler leur budget de fonctionnement, Oasis est un des rares, pour ne pas dire le seul, à pouvoir payer les grands artistes qu’il invite avec les recettes de sa billetterie.
Certains ne manqueront pas d’accuser ce festival d’être réservé à une classe sociale aisée mais sachant qu’il draine près de 60 nationalités à chaque édition, cette assertion n’est pas vraiment fondée.
Joint par Médias24, le célèbre DJ-producteur Amine Akesbi alias Amine K réfute cette accusation qu’il attribue à des personnes n’ayant pas pu décrocher le précieux sésame du fait de s’y être pris trop tard. Les organisateurs ont en effet annoncé depuis deux semaines que les 4000 pass de trois jours étaient épuisés et que l'hôtel qui accueille les festivaliers ne pouvait pas dépasser sa capacité d'accueil.
"Il est mensonger et réducteur de dire que c’est un festival pour enfants de riches sachant que les organisateurs ont fait une belle promotion sur les prix du pass pour les 3 jours que dure Oasis. Au lieu des 2.000 DH annoncés, de nombreuses personnes ont pu l’acheter à moitié prix. 1.000 DH pour 3 jours de fête avec un line-up de classe mondiale, c’est exceptionnel.
"Partout ailleurs, il faut compter un minimum de 600 DH pour assister au set d’un seul DJ de cette qualité. Certains se plaignent car les billets se sont écoulés trop rapidement et que des petits malins ont décidé de les revendre au marché noir à des prix indécents qui ont atteint 6.000 DH.
"Ceci est scandaleux mais les organisateurs n’y sont pour rien à moins de vouloir les tenir pour responsables du succès international de ce festival. Etant promoteur d’événements du même type, je peux vous assurer que les frais engendrés pour inviter ce line-up exceptionnel et financer les infrastructures d’accueil sont énormes", tient à corriger le producteur des soirées musicales de la Moroko Loko qui sont très en vue au Maroc.
Concernant les critiques sur une programmation faisant la part belle aux artistes internationaux au détriment des Marocains, notre interlocuteur explique que tous les festivals de musique électronique de classe mondiale programment en priorité des DJ’s étrangers et en parallèle quelques-uns du crû.
"Si les organisateurs disposaient de 3 ou 4 scènes, ils auraient certainement programmé plus d’artistes locaux mais avec ses deux scènes, il ne faut pas bouder son plaisir car Oasis contribue au rayonnement de nos talents. C’est grâce à ce festival que le Maroc est désormais sur la carte mondiale des meilleurs festivals de musique électronique.
"Jouer à Oasis est un superbe tremplin pour une carrière à l’international mais cela se mérite car le directeur artistique sélectionne sur le seul critère du talent", conclut celui qui ouvrira les festivités aux côtés de la star mondiale Solomun ce jeudi 14 septembre.
Pour la presse internationale, cette 3ème édition qui sera animée par les plus grands DJs de la planète concurrence désormais les plus grandes scènes électroniques comme le Sonar de Barcelone, le Boom au Portugal, le Tomorrowland en Belgique …..
De nombreux journaux américains comme le New York Times, Vogue ou Forbes (pour ne citer qu’eux) ont donné une incroyable visibilité internationale à ce festival et par la même occasion au Maroc qui est cité en exemple pour son ouverture sur la culture.
Selon le promoteur d’un festival de musiques tenant à rester anonyme, "Oasis est un festival de niche que l’on envie tous car son modèle économique cartonne avec la seule billetterie. De plus, il constitue un formidable vecteur de promotion touristique avec près de 50% du public qui vient de l’étranger. Nous ne pouvons donc que nous réjouir car ce concept bénéfice à l’image internationale du Maroc", conclut notre source.
à lire aussi
Article : SIEL : le Prince héritier Moulay El Hassan préside à Rabat l’ouverture de la 31e édition
Le Prince héritier Moulay El Hassan a présidé, le jeudi 30 avril 2026 à Rabat, l’ouverture de la 31e édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), organisée du 1er au 10 mai sous le haut patronage du Roi Mohammed VI.
Article : Maroc-Chine : l’ambassadeur du Royaume à Pékin mise sur le zéro droit de douane pour stimuler les exportations
Dans un entretien à CGTN, Abdelkader El Ansari indique que des discussions techniques sont en cours pour appliquer la mesure chinoise prévue le 1er mai 2026 pour 53 pays africains.
Article : Cuivre : des résultats de forage prometteurs pour CMR sur le projet d’Agadir Melloul au Maroc
Le groupe britannique annonce des intercepts allant jusqu’à 5 mètres à 1,20% avec or et argent associés, et vise une première estimation de ressource dès le troisième trimestre 2026 sur un site encore très peu exploré.
Article : Gaz : Predator accélère ses projets au Maroc et prépare un pilote de production à Guercif
Le groupe britannique cible en priorité un réservoir estimé à près de 62 milliards de pieds cubes, avec des forages prévus en 2026 après des travaux techniques sur le puits MOU-3.
Article : TPME : le Maroc lance un plan 2026-2030 pour accélérer la croissance des petites entreprises
Porté par Maroc PME autour de quatre axes d’accompagnement, le dispositif doit faciliter l’accès des petites structures à des expertises en digitalisation et en management, avec l’appui de la CGEM et des régions.
Article : Paiements : UnionPay obtient le statut CFC et renforce son ancrage au Maroc
Déjà présente dans 51 pays africains, la filiale du réseau chinois entend faire de Casablanca sa base régionale pour accélérer le déploiement de services transfrontaliers auprès des entreprises et des particuliers.