Israël va réduire la fourniture d'électricité à Gaza
Israël a décidé de réduire la fourniture d'électricité à la bande de Gaza, suscitant l'inquiétude face au risque que cette mesure ne déclenche de nouvelles violences dans le territoire palestinien.
Le mouvement Hamas a mis en garde contre le risque d'une "explosion" dans l'enclave, où deux millions de Palestiniens vivent reclus sous blocus et font déjà face à une sévère pénurie de courant.
Le gouvernement israélien a décidé dimanche 11 juin soir de réduire - de trois quarts d'heure, une heure ou 35% selon les sources - l'approvisionnement quotidien en courant de la bande de Gaza, ont rapporté les médias israéliens.
Une fois la décision appliquée, les Gazaouis n'auront plus que deux heures de courant toute les 24 heures, a indiqué à l'AFP un responsable de la compagnie d'électricité de Gaza.
De telles mesures alarment la communauté internationale et les humanitaires, inquiets du potentiel déstabilisateur dans un territoire qui a connu trois guerres avec Israël depuis 2008 et une quasi guerre civile entre factions palestiniennes.
Dans un contexte de crise humanitaire et de marasme économique permanents, l'alimentation en électricité est une préoccupation primordiale dans l'enclave en bordure du désert, a fortiori en plein ramadan et à l'approche de l'été.
Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, a expliqué la décision du gouvernement par les dissensions entre Palestiniens.
C'est l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas qui a décidé de "réduire de façon significative" les paiements qu'elle effectue à Israël pour la livraison d'électricité à Gaza, a-t-il dit, et "il serait illogique qu'Israël paye une partie de la facture".
Le Hamas a évincé l'Autorité palestinienne de Gaza en 2007. L'Autorité, censée préfigurer un futur Etat palestinien et reconnue par la communauté internationale, n'exerce plus ses prérogatives qu'en Cisjordanie occupée, séparée de la bande de Gaza par le territoire israélien.
(Avec AFP)
à lire aussi
Article : BMCI-Crédit du Maroc : ce que pèserait le futur pôle bancaire de Holmarcom
Le rachat de la participation de BNP Paribas dans la BMCI, s’il est validé par les instances de régulation, ouvrirait la voie à une fusion avec Crédit du Maroc. Que pèserait alors le nouvel ensemble ? Et comment rebattrait-il les cartes du secteur bancaire ? Si toute projection précise reste délicate, une fusion ne se résumant pas à l’addition mécanique des indicateurs, nous vous proposons une première lecture indicative de la recomposition du paysage bancaire qui pourrait se dessiner.
Article : Taux d’activité, le grand problème sous-estimé du marché de l’emploi marocain
Depuis vingt-cinq ans, le taux d’activité recule continuellement, révélant une sortie silencieuse d’une partie de la population en âge de travailler du marché du travail. Le phénomène est particulièrement marqué dans le monde rural, chez les femmes et parmi les jeunes.
Article : Souveraineté navale. Comment le Maroc a réinventé sa défense en mer
Après une longue période de déclassement naval, le Maroc a engagé, sous le règne de Mohammed VI, une modernisation progressive de sa Marine royale. Loin d’une course aux bâtiments lourds, Rabat privilégie une flotte plus agile, adaptée à la surveillance d’un vaste domaine maritime et aux menaces asymétriques. Une doctrine de souveraineté fondée moins sur l’affichage de puissance que sur l’efficacité opérationnelle.
Article : Tanger et Casablanca, vitrines du potentiel industriel marocain pour les entreprises basques
Une délégation réunissant une vingtaine de sociétés du Pays basque espagnol, aux côtés de leur chambre de commerce et des autorités provinciales, a multiplié cette semaine les visites de sites majeurs, dont les usines de Stellantis et Renault, ainsi que les échanges avec la GEM, afin d’identifier des débouchés concrets dans l’automobile, l’aéronautique et les équipements industriels.
Article : Les États-Unis le réaffirment : l'autonomie, “unique base d'une solution juste et durable” au Sahara
Les États-Unis ont réaffirmé, mercredi 29 avril 2026, leur "reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara" et leur soutien à l’initiative marocaine d’autonomie comme "l’unique base d’une solution juste et durable" à ce différend.
Article : Officiel: Holmarcom prendra le contrôle de la BMCI et la fusionnera avec Crédit du Maroc
Holmarcom reprendra la totalité des parts de BNP Paribas dans la BMCI. L'accord a été signé ce mercredi 29 avril 2026. La finalisation est annoncée pour le quatrième trimestre 2026, sous réserve bien sûr des autorisations réglementaires. Après Crédit du Maroc, Holmarcom réalise une deuxième opération d'éclat.