Maroc-Côte d’Ivoire: les chantiers du co-investissement dans le numérique
Deux jointe-ventures spécialisées dans l’édition logiciels et la monétique ainsi qu'une zone technologique à Abidjan… trois chantiers majeurs en cours de déploiement par le groupe d’impulsion économique Maroc-Côte d’Ivoire dédiés au numérique. Le détails des projets en gestation pour 2017-2018.
L'écosystème du numérique marocain parie sur l’Afrique. Pour preuve, plusieurs entreprises IT marocaines investissent le marché africain comme nouveau relais de croissance stratégique, c’est le cas de CBI, IB Maroc, GFI, Involys, Intelcia, S2M, HPS, M2M et DataProtect. Ces entreprises ont déjà franchi le pas à travers l’ouverture de filiales au Sénégal, en Mauritanie, au Gabon et en Côte d’Ivoire.
Pour mieux structurer et dynamiser cette ambition d’export du savoir-faire "made in Morocco" vers l’Afrique, la Fédération des technologies de l’information (Apebi) et la CGEM ont mis en place des mécanismes opérationnels. C’est le cas de la commission numérique du groupe d’impulsion économique Maroc-Côte d’Ivoire (Giemci).
Le positionnement sur le marché ivoirien n’est pas fortuit. Il s’agit des marchés à fort potentiel de croissance dans la zone de l’Afrique de l’ouest avec un marché télécoms/IT qui pèse 1,3 milliard d’euros, un parc de 23 millions d’abonnés mobiles et des transactions quotidiennes de mobile paiement de 23 millions d’euros.
Ouverture d'une zone technologique à Abidjan
"L’ambition du Giemci est d’explorer les opportunités du co-investissement entre l’écosystème du digital dans les deux pays à travers notamment la création des joint-ventures et des partenariats privé-public dans la mise en place de zones technologiques", précise, sur un ton optimiste, Aziz Dadanne, PDG de S2M et président de la commission.
Concrètement, la commission a déjà à son actif trois chantiers en cours de mise en œuvre, à savoir la création de deux joint-ventures dans le domaine de la monétique et l’édition logicielle et l’ouverture d’une zone technologique à Abidjan à l’instar du Technopark de Casablanca.
Les deux joints-ventures sont pilotées, du côté ivoirien, par la société Inova et, du côté marocain, par l’éditeur de logiciels Involys et le fournisseur de solutions de paiement S2M. "Le démarrage du centre de traitement monétique de la joint-venture S2M/Inova à Abidjan est prévu le deuxième trimestre 2018", promet, M. Dadanne, également vice-président de l’Apebi.
Parallèlement, les deux pays partenaires s’activent pour ouvrir, toujours courant 2018, une zone technologique située en plein centre de la capitale ivoirienne. Baptisée Technocentre. Cette plate-forme numérique située au quartier les Plateaux, ambitionne accueillir plus de 40 porteurs de projets innovants dans le domaine du digital, des biotechnologies et des énergies renouvelables avec des prix compétitifs et un écosystème d’appui.
Ce projet bénéficie de l’appui de notamment de l'Agence nationale du service universel des télécommunications/TIC (Ansut), le groupement des opérateurs du secteur des technologies de l’information (Gotic) ainsi que la Coordination des 13 maires d’Abidjan.
A noter que la commission du numérique du groupe d’impulsion Maroc-Côte d’Ivoire prévoit à Abidjan une réunion de mise au point sur l’avancement des différents chantiers au dernier trimestre de 2017.
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