La sonde spatiale Cassini amorce son plongeon final sur Saturne (vidéo)
La sonde américaine Cassini, en orbite autour de Saturne depuis 2004, a amorcé les manœuvres qui la feront plonger et se désintégrer dans l'atmosphère de la planète gazeuse géante le 15 septembre prochain, achevant en beauté une mission scientifique très fructueuse.
"Cassini a produit un trésor de découvertes, qui nous ferons réécrire les ouvrages de science planétaire sur de nombreux sujets", a estimé mardi 25 avril devant la presse Nicolas Altobelli, un responsable scientifique de la mission à l'Agence spatiale européenne (ESA), en marge de la conférence de l'European Geosciences Union (EGU) à Vienne cette semaine.
Doté de douze instruments, le vaisseau a exécuté avec succès le 22 avril son 127e et dernier survol rapproché de Titan, plus grosse lune saturnienne, passant à seulement 979 kilomètres de la surface et subissant une forte accélération, a indiqué la Nasa.
La sonde va effectuer 22 orbites de Saturne avant le grand plongeon, et volera ainsi entre la haute atmosphère de la planète et ses anneaux intérieurs, une zone de 2.400 kilomètres jamais explorée.
La première descente à travers les anneaux est prévue mercredi 26 avril à 09H00 GMT. Cassini perdra alors tout contact avec la Terre pendant près de 24 heures, période durant laquelle le vaisseau sera proche de Saturne et effectuera des observations scientifiques.
Quand la sonde traversera les anneaux, son analyseur de poussière cosmique fera des prélèvement directs de particules.
Cassini devrait rétablir les communications avec la Terre au plus tôt à 07H05 GMT jeudi 27 avril. La sonde commencera peu après à transmettre des images et des données scientifiques.
"La dernière partie de la vie de Cassini sera vraiment comme un feu d'artifice, car en s'aventurant entre la surface de Saturne et ses anneaux, le vaisseau fera des mesures scientifiques qui auraient autrement été impossible", a relevé Luciano Iess, membre de l'équipe de recherche de Cassini à l'université italienne La Sapienza.
(Avec AFP)
à lire aussi
Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.
Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".
Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]
Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.
Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.