L'extension du périmètre du ministère du tourisme réjouit les professionnels
Le nouveau ministère du Tourisme rassemble les secteurs du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale. Cette configuration inédite fait le bonheur des professionnels qui avancent que l’Exécutif a enfin pris la mesure des énormes potentialités de ce secteur stratégique pour l’économie du Maroc.
Au lendemain de la nomination du gouvernement, le programme économique de la coalition gouvernementale n’est pas encore connu mais cela n’empêche pas les opérateurs touristiques de saluer la nomination de Mohamed Sajid à la tête de ce ministère dont l’architecture satisfait leurs attentes.
Interrogé par Médias24, Said Mouhid, président de l’Observatoire du tourisme, qui était présent ce jeudi 6 avril à la cérémonie de passation des pouvoirs, se réjouit de la création de ce grand pôle économique et social qui a intégré le tourisme, l’aérien, l’’économie sociale et l’artisanat.
"Ce ministère qui devient un pôle important dans l’Exécutif traduit une volonté politique de replacer le tourisme comme une priorité dans le développement économique national.
"Ses nouvelles prérogatives donnent de la cohérence à la stratégie touristique dans la mesure où cela confirme qu’il est impossible de développer le tourisme durablement sans une stratégie nationale de l’accompagnement aérien.
"Le fait d’avoir intégré l’économie sociale est également important car le tourisme est un levier important pour profiter, dans une approche de durabilité et de préservation des ressources, aux territoires et aux populations.
"Fusionner enfin l’artisanat avec ce département est un signal important pour déployer et promouvoir une approche patrimoniale et culturelle qui profitera à cette industrie. Cette cohérence stratégique ne peut donc que ravir les opérateurs privés qui réclamaient depuis longtemps une telle architecture", se réjouit celui qui dirige aussi le CRT de Casablanca.
Hormis le nouveau périmètre de ce ministère, Mouhid ajoute que les profils du ministre Mohamed Sajid et de Lamiaa Boutaleb nommée secrétaire d'Etat auprès du ministre du Tourisme sont une vraie valeur ajoutée pour développer ce secteur.
"Les deux se complètent parfaitement. Le ministre dispose d’une longue expérience politique, de nombreuses réalisations sur le terrain sur le plan tant économique que d’aménagement du territoire et surtout d’un pragmatisme et d’un esprit managérial reconnu. Cela lui permettra de peser au niveau du gouvernement et au parlement pour faire avancer les dossiers du tourisme.
"L’expertise nationale et internationale de la secrétaire d’Etat dans le domaine de l’investissement et des financements aidera, quant à elle, le secteur dans ce domaine et contribuera à concrétiser notamment les projets du plan Azur et de la vision 2020 dont le volet financier a toujours été le maillon faible. Ces profils de très haut niveau politique, technocratique et managériale ne peuvent donc que réjouir les professionnels", précise Mouhid.
Malgré les nombreuses attentes des opérateurs, notre interlocuteur préfère attendre la publication du programme de travail du ministre et de sa secrétaire d’Etat pour s’exprimer sur le sujet.
"S’il y a eu intégration, pour la 1ère fois de notre histoire, du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale aux attributions de ce département, c’est qu’il y a derrière cette décision tout un plan d’action et des moyens mis à la disposition de cette restructuration au service d’une vision stratégique de développement. Ce qui est certain est que l’ensemble des opérateurs sont prêts à y contribuer", conclut notre source.
Ce changement de cap est donc une très belle surprise car les opérateurs n’ont jamais "rêvé" d’avoir un décideur qui chapeaute tous les volets du développement touristique y compris celui primordial de la connectivité aérienne.
Une source autorisée de la RAM, requérant l’anonymat, nous confirme que la décision d’ajouter le transport aérien au département de Sajid est une nouvelle logique et attendue pour booster le business du tourisme.
"Dans le cadre de cette vision, la compagnie qui remettra bientôt sa feuille de route pour les prochaines années au gouvernement, est convaincue que l’aérien doit être au service du tourisme".
Ignoré par le précédent gouvernement, ce secteur transversal (BTP, immobilier, aménagement du territoire, économie verte …) malmené par la conjoncture internationale et l’inéquation des moyens alloués à l’ONMT recèle en effet des potentialités énormes qui ne demandent qu’à se concrétiser.
Au final, cette nouvelle architecture n’apparait pas fortuite car elle procède d’une prise de conscience pour donner au tourisme la place qu’il mérite dans l’économie (emplois, devises …) tout en continuant à positionner le Maroc comme un pays ouvert, tolérant et dynamique …
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