Tanger: 200 équipementiers auto attendus fin avril, le secteur en plein décollage
L’Amica s’apprête à accueillir 200 équipementiers de la sous-traitance automobile pour son 4e salon prévu du 26 au 28 avril prochains. Le secteur poursuit sa tendance haussière.
Après avoir franchi la barre des 50 milliards de DH de chiffre d’affaires en 2016, le secteur automobile continue d’accueillir de nouveaux venus et des extensions de capacités de production. Valeo (France), Yazaki (Japon), Lear (Etats-Unis) et Antolin (Espagne) figurent parmi les multinationales qui ont annoncé en 2016 des extensions de capacités.
48 nouvelles unités industrielles du secteur automobile ont vu le jour au Maroc en 2016. Selon une source de l’Amica, l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile, "le chiffre d’affaires du secteur doit atteindre les 100 MMDH en 2020".
Le secteur automobile marocain compte aujourd’hui plus de 190 unités industrielles. L'un des objectifs de ce 4e salon de la sous-traitance automobile sera, selon un professionnel, de compléter l’écosystème du secteur avec l’arrivée d’industriels du pneumatique et de la boîte à vitesses.
Avec la Tanger Free Zone et ses 500 hectares arrivés à quasi-saturation, le choix du lieu de la tenue de l’édition 2017 du salon de la sous-traitance n’est pas anodin. Il s’est porté cette année sur la Tanger Automotive City (TAC) située sur la commune de Meloussa à mi-chemin entre la ville de Tanger et le port de Tanger-Med.
100 MMDH d'export en 2020 et gaz à la TAC
Vaste de près de 260 hectares, la TAC est réservée à moins du quart de sa capacité. La tenue de ce 4e salon sera aussi l’occasion pour les industriels d’être sur le lieu sur éventuelle future implantation industrielle marocaine.
La TAC s’apprête à lancer au cours de l’année en cours un appel d’offres pour la mise en place d’un réseau de distribution de gaz industriel à ses clients.
Stocké au port de Tanger Med, le gaz sera distribué à travers un réseau de citernes sur site et de canalisations. La mise en place du réseau doit se faire par tranches au fur et à mesure de l’implantation des unités industrielles.
Le coût de l’énergie pour les industries de la TAC devrait baisser d’un cinquième comparé à l’électricité mais également en raison de la vente du gaz à un prix hors taxes, la production industrielle étant destinée à l’exportation. Ce développement devrait constituer un avantage compétitif important pour la TAC, les futures zones industrielles de la région et leurs utilisateurs.
PSA acquiert Opel et Renault ajoute Mitsubishi à son périmètre
Ce 4e salon se tient également alors que le second constructeur français PSA Peugeot Citroën vient de finaliser l’acquisition de l’Allemand Opel et que Renault a pris le contrôle du Japonais Mitsubishi. Ces deux développements devraient fournir matière à optimisme aux sous-traitants automobiles marocains et étrangers installés au Maroc.
Peugeot doit dépenser un milliard d’euros dès sa première année d’activité au Maroc en 2019 et Ford a acheté pour 300 millions d’euros aux fournisseurs marocains pour son usine espagnole de Valence en 2016. Volkswagen et Seat qui achètent déjà câblages et housses de sièges au Maroc continuent de prospecter le marché des fournisseurs de composants marocain.
Au cours des derniers mois de 2016, PSA Groupe a annoncé l’installation de ses bureaux pour l’Afrique à Casablanca Finance City et Ford a fait de même après avoir ouvert un bureau d’achats à Tanger début 2016.
PSA doit lancer sa production marocaine à Kénitra au premier trimestre 2019 et Renault est d’ores et déjà le premier fabriquant de voitures au Maroc et première marque vendue avec plus du tiers du marché. Avec Tanger Med Zones et Med Z, le groupe PSA et Renault figurent parmi les partenaires de ce salon qu’organise l’Amica.
Enfin, d’ici fin 2017, le secteur automobile marocain devrait être doté à Tanger d’un centre logistique pour servir les usines de Renault (Tanger et Somaca) dans un premier temps puis de Peugeot-Citroën par la suite. Ce centre logistique sera chargé de centraliser les stocks de composants et d’intrants automobiles et de les livrer en flux tendus aux usines concernées à Tanger, Casablanca puis Kénitra. Ce centre doit dans une étape ultérieure assurer les exportations de composants automobiles destinées à différents constructeurs à l’étranger.
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