img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
ECONOMIE

Sucre, céréales, huiles. Quand le Maroc rate le coche de son indépendance alimentaire

Dans un rapport publié le 6 mars, l’Institut royal des études stratégiques retrace l’évolution de la dépendance du Maroc en matière de ressources alimentaires depuis 1963. Une évolution parfois en dents de scie. 

Sucre, céréales, huiles. Quand le Maroc rate le coche de son indépendance alimentaire
N. F.
Le 14 mars 2017 à 14h27 | Modifié 11 avril 2021 à 2h39

Alors que l’on parlait dans les années passées d’objectif d’autosuffisance alimentaire, c’est la notion de sécurité alimentaire qui est aujourd’hui mise en avant. Trois produits de première nécessité au Maroc ont été étudiés dans le dernier tableau de bord stratégique de l’Ires. Un document qui se base sur des données du HCP, la Banque mondiale, la FAO, le Pnud,..., et dont l’objectif est de déterminer le positionnement du Maroc sur le plan international dans les domaines politique, économique, social, culturel et environnemental. 

Le calcul de cet indicateur s’effectue à l’aide de la formule mathématique suivante: importations/ (production+importations-exportations).

Céréales

De 1963 à 2013, le Maroc est passé d’un taux de dépendance de 14% à plus de 43%. "Une accentuation, sur le long terme, de la dépendance extérieure en céréales s’explique par l’augmentation de la population et la fréquence élevée des sécheresses", souligne le rapport.

Sucre, céréales, huiles. Quand le Maroc rate le coche de son indépendance alimentaire

Le Maroc pouvait-il y échapper? La réponse est oui, selon l’Ires.

"Les marges importantes de progrès techniques, si elles étaient mobilisées, pourraient compenser largement les effets négatifs du changement climatique, notamment la dégradation des bases productives."

Rappelons que cette analyse se limite à 2013, sachant que le plan Maroc Vert a été lancé en 2008.

Sucre

On peut de prime abord penser que le Maroc est sur une pente positive puisqu’il est passé d’un taux de dépendance de 71% à 67% entre 1963 et 2013. Seulement entre les deux dates, l’évolution n’a pas toujours été linéaire.   

Sucre, céréales, huiles. Quand le Maroc rate le coche de son indépendance alimentaire

De 1983 à 1992, le taux a sensiblement baissé pour atteindre 37%, pour grimper à 46% entre 1993 et 2001 avant de poursuivre son trend haussier entre 2002 et 2013.

"La production nationale n’est pas en mesure de faire face à la forte demande en sucre en raison, entre autres, d’une atomisation de la superficie cultivée en betteraves",  explique le rapport.

Huiles végétales

Là encore, on assiste à des évolutions qui changent selon les périodes. Alors que la dépendance s’inscrit à la baisse entre 1983 et 1992, la hausse de la dépendance prend le relais à partir de 1993.

Sucre, céréales, huiles. Quand le Maroc rate le coche de son indépendance alimentaire

Le Maroc continue d’importer une part croissante de ses besoins en huiles végétales malgré le développement récent de la production oléicole dans le cadre du plan Maroc vert, tient à préciser le rapport. 

Le rapport est consultable ici.

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
N. F.
Le 14 mars 2017 à 14h27

à lire aussi

Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
DIPLOMATIE

Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides

Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.

FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Quoi de neuf

Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice

Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".

Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Les prévisions quotidiennes

Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026

Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]

Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
NATION

Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit

Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.

Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
Actu immobilier

Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca

À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.

Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
ECONOMIE

Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire

La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité