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Un entretien avec Adnane El Gueddari, DG de Umnia Bank, filiale participative du CIH

En marge de la conférence de presse relative à l’annonce des résultats annuels du groupe CIH, Ahmed Rahhou le Président Directeur Général du groupe a annoncé le nom de la future banque participative du CIH. Elle a été baptisée "Umnia Bank". La traduction littérale renvoie vers le souhait et l'espérance. Les ambitions sont grandes pour cette nouvelle banque de la place. 

Un entretien avec Adnane El Gueddari, DG de Umnia Bank, filiale participative du CIH
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Le 26 février 2017 à 10h38 | Modifié 11 avril 2021 à 2h39

Présent dans la salle, le top management de cette nouvelle banque, dont le nom a été envoyé à la Banque centrale pour approbation et devrait être publié prochainement sur le Bulletin officiel, a été présenté à la presse.

Adnane El Gueddari est le Directeur Général de Umnia Bank, filiale participative du CIH. Avant de rejoindre cette nouvelle aventure, il a fait carrière dans le milieu bancaire et ce, pratiquement depuis l’obtention de son master à l'Ecole Centrale de Paris en 1990. D'abord au sein de Crédit Du Maroc, où il a commencé comme responsable de projets à la direction de l'informatique et de l'organisation. Au fil des années, il a gravi les échelons pour finir membre du directoire de la banque.

Un entretien avec Adnane El Gueddari, DG de Umnia Bank, filiale participative du CIH

Adnane El Gueddari, DG d'Umnia Bank

Nous avons profité de sa présence à la conférence de M. Rahhou pour lui poser quelques questions à propos de cette nouvelle entité.


Médias24: Vous êtes les premiers à dévoiler le nom et l’identité visuelle de votre prochaine banque participative. Devons-nous comprendre que c’est une volonté d’être les leaders depuis le départ?

Adnane El Gueddari: Si nous avions un seul souhait à exprimer actuellement, ça sera d’être la référence des banques participatives au Maroc. Notre ambition c’est d’arriver à devenir pour un client lambda la première banque participative à laquelle il pense s’il a un besoin à couvrir.

Nous aimerions nous positionner dans ce sens là, au plus près des futurs clients. Ça va au delà des chiffres et des performances qui seront une conséquence tout comme les parts de marché que nous allons conquérir.

-En parlant de parts de marché, avez vous une idée sur le marché et son potentiel? Sachant que vous ne serez pas seuls, la banque centrale ayant délivré 5 agréments de banques participatives et 3 fenêtres.

-Il y a un marché pour nous tous, ça c’est certain. Pour le moment, nous ne pouvons pas savoir ce qui va se passer et comment ce marché va se comporter. Les études qui ont été faites il y a déjà quelques années nous disent que nous avons devant nous un gros potentiel.

Cela étant, il faut attendre et voir la réalité du terrain et les parts de marché que la finance participative, dans sa globalité, pourra conquérir. Pour le moment, nous avons le sentiment qu’il y a une véritable attente des Marocains par rapport aux banques participatives. De notre côté, nous avons aussi réalisé quelques études de marché qui confortent cette hypothèse.

-Pouvez-vous nous dire ce que font ressortir ces études de marché?

-Nous avons été agréablement surpris. Le premier constat qui ressort c’est que de nombreux Marocains se sentent concernés et pas uniquement une tranche de la population en particulier.

Les attentes proviennent des cadres, mais aussi des jeunes, des professionnels et des indépendants selon les différentes études que nous avons menées. Ces personnes souhaitent aussi que les banques participatives couvrent l’ensemble de leurs besoins. Que ce soit pour l’acquisition de l’immobilier, pour l’équipement ou encore pour l’épargne. Pour résumer, nous sommes attendus sur l’ensemble des produits qui sont au jour d’aujourd’hui servis par les banques traditionnelles.

-Plusieurs observateurs estiment que l’un des plus gros obstacles que pourraient rencontrer les banques participatives au démarrage ce sont les ressources humaines...

-Nous avons beaucoup travaillé sur les ressources humaines pendant cette période de pré-lancement. Pour nous, c’est l’un des facteurs distinctifs d’une banque participative et auquel nous avons accordé beaucoup d’importance et de moyens.

Les recrutements ont commencé depuis un bon moment et nous avons cherché des personnes avec de l’expérience dans la finance et dans les métiers de la banque dans un premier temps. Parce que pour faire de la finance participative, il faut avoir connu la banque et ses rouages.

Ensuite, nous avons consacré beaucoup de moyens à la formation. L’objectif, c’est que nos employés et nos cadres soient armés pour pouvoir réellement apporter un service et un conseil de qualité à nos futurs clients. Il faut qu’ils soient convaincus par rapport à cette finance pour pouvoir mieux répondre aux exigences du marché.

-Quand vous parlez de convictions, c’est par rapport à l’aspect éthique de la finance participative?

-La finance participative est basée sur un certain nombre de principes. Nous ne serons pas seulement un intermédiaire financier, mais bien un intermédiaire économique. Ça veut dire que la finance participative se doit d’apporter, avec le temps, une valeur ajoutée à l’économie nationale. C’est de cette conviction là que nous parlons.

La construction même de la finance participative est quelque chose de bénéfique pour le développement du pays et pour l’essor de son économie. Si on part de ce principe là, et que nos salariés en sont convaincus, ils ne peuvent qu’être de bons conseils.

-Vous en êtes où par rapport au recrutement alors?

-Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que nous voulons couvrir l’ensemble du pays et démarrer avec un minium de 10 à 15 agences. Le plus important pour nous, c’est de pouvoir couvrir notre réseau et l’ensemble du staff au niveau des fonctions centrales. D’ailleurs, nous avons déjà en place l’ensemble des managers dans les différents corps de métiers de la banque participative, à savoir le risque, le système d’information, les processus, la conformité.

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